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30.09.2007
Vivre
Dépasser ce qui nous enferme.
Ô mon ami, toi qui m'aime pardonne moi de continuer sans toi.
Abreuvée de soirée et d'alcool je tiens le coup.
A manier la balayette d'un coup de maitre, de ramasser des petis bouts de muffin et de potatoes à moitié machouillés par des enfants rois...
Je passe la balayette d'un pas nonchalant avec un sourire inimitable. "Ne vous inquiètez pas je suis payée pour ramasser ton verre de coca que tu as joyeusement balancé par terre!"
La bonne blague. Chef de la balayette! Grande classe quoi...
Je nois mon oubli dans l'alcool tandis que Mélancolie se dandine devant moi.
Elle crie fièrement "tu as essayé de faire sans moi... petite conne je serais toujours la...
Depuis le temps Mélancolie a appris à nager dans le whisky... (Dieu reconnaitra les siens...)
Soirée d'intégration, staff attitude et open bar pour se régaler...
Même pas bourrée ahahahahah au 8ème verre j'ai laché laffaire...
Au domac je me fais insulter par une racaille. "Un jour je serais le patron de ton patron alors dégage!"
Mélancolie se traine avec une seringue dans le bras. J'ai beau la renier elle se traine derrière moi avec son sourire triste qui sans cesse m'interpelle.
Je ne vais plus en cours et je fais des débats politiques avec des gens de droite (bouhhhh!)
Mélancolie prend les traits du passé pour mieux me torturer. Je tourne le dos ostensiblement (nique sa mère comme je dis tout le temps...)
Mélancolie ma douce, arimée à ma balayette. Ô mon ami, donne moi ta main froide et pardonne moi.
En crise familiale je tiens le coup...
Pressé, omnubilé, occupée je ne fais que penser à ses yeux verts.
Ô mon ami, pourquoi, je t'aurais aimé!
Mélancolie cultive son aspect junkie. Cheveux en bataille, joues creusées, cernes, pantalons déchirés...
Tandis qu'elle crache sur ce beau monde je passe la balayette...
more and more!
"Louise"
04:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.09.2007
Oubli
Pour oublier il faut s'oublier soi même.
Je me lance dans une quête éperdue de l'oubli.
Je n'accepte pas j'oublie...
Levée à 8h30, travail harassant jusqu'à 13h 30. Cours, exposé revue de presse. Je m'illustre dans le débat philosophique sur les rapports entre Justice et Culture. Je sèche le prof et repars à peine fière, regard hébété.
Mais ils ne voient rien. Des années de dissimulation ont permis de me couper du monde. Je peux faire abstraction de presque tout.
A peine rentrée je repars bosser pour ma firme multinationale. Equipe sympa, on me ramène. Je rentre alors dans un bar. Je ne bois pas. J'ai une certaine politique en matière d'alcool.
Je passe la soirée de table en table.
Tout le monde me dit tu as m'air crevé. Non j'ai juste perdu espoir...
Demain trop de taf, je n'ai même pas lu mon cours pour demain. Pas de problèmes, d'autres s'en chargent à ma place. Toujours une feuille glissée entre deux rangs quand je dois passer à l'oral.
Les gens m'appellent Louise. J'ai 19 ans. Je suis dans une grande école. Je connais la valeur du silence. J'ai appris la vanité.
Je sais braquer une voiture, je sais faire des frites au mac do, je sais tricoter, je sais écrire une dissertation type sciences po et une dissertation type hypokhagne, je sais faire pousser les plantes, je sais lire, je sais faire une revue de presse mais surtout je sais faire un fix comme personne.
Je connais la valeur du silence.
Si hier je hurlait aujourd'hui je me tais. Vanité que la parole.
Si hier je crachais ma haine aujourd'hui je la tais. Vanité que la haine.
Pourquoi?
...
No future a enfin un sens.
01:39 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26.09.2007
Je sais...
Je sais...
que je ne le reverrai jamais... Je pensais avancer mais je n'y arrive pas...
Tout me semble si puéril et sans intéret.
Celui qui m'a sauvé est mort.
La rédemption existe-elle?
Je sais que je dois continuer... mais ces 30 centimètres qui séparent la tête du coeur sont plus que difficiles à parcourir.
Insolente vanité. Pauvre Mélancolie. Idéal perdu.
Même Mélancolie le pleure.
Je suis en deuil, le coeur tendu vers le ciel, mes mains plaquées sur les oreilles, insensible au tourbillon humain.
Pourquoi, ô Dieu pourquoi?
Mon passé est mort.
Mais j'ai compris...
Pourquoi ô Dieu pourquoi?
Insolente vanité. Pauvre Mélancolie. Monde perdu.
Qu'as tu fait des tes enfants perdus?
Je sais la vanité de notre mort, l'insouciance des vivants et la liberté d'un fix...
Les yeux perdus vers le ciel, les mains qui tremblent et ta seringue.
Quel a du être léger le dernier fix... Celui qui libère... Celui qui a du fermer tes yeux, ce sourire léger qui s'efface en rictus mortel, evanescence vaporeuse de Celle qui t'entraine loin de toi même.
Insolente vanité, celle qui te crache des insultes à la figure, celle qui te sauve de la mort.
Celle qui te fait sourire à la mort. Celle qui insulte la mort. Celle qui hurle ton mal à la face de la terre. Celle qui fait trembler tes mains à la lueur d'un briquet faiblard comme ta volonté.
Tes dents qui serrent ta ceinture. Tes mains qui tremblent. L'aide d'un ami le dernier. Et ce ne fut pas moi.
"Ô Dieu pitié pour les justes"
Ce sourire léger, cette culpabilité qui s'efface, ton sourire qui se transforme en rictus mortel au fond d'un squat abandonné par les tiens.
Est ce que quelqu'un t'a tenu la main?
Est ce une fille qui te l'a fait?
Pourquoi tu ne m'as pas laissé le faire?
Ta chienne qui hurle à la mort. Et une gamine qui étouffe ses larmes en serrant très fort ses petits poings inefficaces.
Celle qui insultera la mort et qui l'appelle tous les soirs.
Ô Dieu, pitié pour les justes.
Kaddish pour un squatteur.
Qu'as tu fait de tes enfants perdus?
Ceux qui attendent la mort insouciants la seringue à la main et le sourire aux lèvres.
Un squat humide, une chienne qui hurle, une dernière prière et ton shoot pret.
Tes baskets défoncées, ta parka, ton petit cahier de lutte, ta laisse défoncée, ton carton, ta stéribox, tes mains qui tremblent, ton moloko pour le courage, ton sac carapace de tortue et ton sourire léger.
Et une gamine qui étouffe ses larmes en hurlant contre la mort.
Ô Dieu pitié pour les justes.
Insolente vanité qui te fait insulter la mort.
Toi seul connais la valeur du silence. La perte d'un ami. Hurle ton mal à la face de l'humanité. Hurle à la mort toi qui l'aperçois tous les jours. Toi qui joue avec elle jusqu'au fix fatal. Toi qui lui souris à la lueur d'un briquet faiblard. Toi qui la défie du haut de ta jeunesse insolente. Toi qui la sens dans tes veines à chaque dose qui passe.
Toi qui se meurt lentement en l'insultant. Crache à la face de la Mort car elle ne te possèdera jamais.
Ô Dieu pitié pour les justes.
Et une gamine qui pleure face vers le sol en implorant sa Mère la Nuit de la recouvrir de son ombre rassurante.
Petite soeur de Minuit.
J'erre plus que jamais.
Et une gamine qui se soule de l'odeur de la Nuit, de Minuit, qui hurle face contre terre sa douleur de ne plus jamais le revoir.
Hurle en silence me dit la Nuit. Tes cris ne le ramèneront pas. Ta douleur passera avec le temps. Tu es vivante tu sens le souffle du vent sur ta peau.
Un air hébété comme assomée comme insensible. Pauvre corps... Que mon âme est lourde.
Pleure en silence me dit le Jour. Tes larmes ne le ramèneront pas. Seul Dieu offre la rédemption. Tu es vivante tu sens la chaleur du soleil sur ta peau.
Et une gamine qui étouffe ses larmes en crachant à la face de l'humanité.
Qu'as tu fait de tes enfants perdus.
Kadish pour un squatteur...
01:26 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : mort, kaddish, squat, amitié, fix
19.09.2007
En voiture Simone
Après cette note assez dure... Je continue...
C'est dur de savoir que je le croiserais plus au hasard d'une rue, au détour d'un pavé ou sur un coin de trottoir. Je ne sais pas ce qu'il a fait de sa chienne Castafiore (parce qu'elle couinait tout le temps).
C'est moi qui l'ai appelée Castafiore...
C'est con hein, c'est juste un squatteur camé qui s'éteint au bout d'une seringue.
C'est comme un pan de mon passé qui s'écroule. Cet Homme au sens le plus noble du terme compte beaucoup pour moi et je vais essayer d'en être digne...
Parce que beaucoup de gens regardent les squatteurs d'un mauvais oeil mais beaucoup seuls eux m'ont fait découvrir l'Humanité.
...
Sinon je suis retournée à l'école. Sympathique de voir des têtes, d'en voir des nouvelles, discuter de tout et de rien à la pause.
Je bosse pas mal pour l'asso... J'essaie de faire tourner cette usine à gaz... Pas facile! Je commence à être rodée et à voir le bout du tunnel!
Mes journée bien remplies ne laissent aucune place à Mélancolie (et tant mieux) car la solitude se tranformerait vite en souvenirs.
Cette nouvelle m'a rendue comme hébétée... J'ai toujours cru que l'on se reverrait. Parce qu'il est parti d'un coup d'un seul. Sans me dire au revoir...
J'ai fait ma vie comme on dit. Mais j'avais l'espoir. J'avais envie qu'il soit fier. J'avais envie qu'il dise "tu es dans cette école, je te félicite...", j'avais envie de voir son visage défoncé par les années si peu nombreuses soit elles et par la mauvaise came. J'avais envie de me blottir dans sa parka puante et de serrer sa chienne contre mes genoux. J'avais envie de voir son panneau "mon chien a faim" ou "pour la drogue et les putes". J'avais envie de boire un lait chaud avec lui sur le zinc du matin. J'avais envie de tendre le pouce jusqu'au bout du bout du monde. J'avais envie de lui dire "je t'ai pardonné". J'avais envie de lui dire que je l'aimais.
Mais je ne peux pas alors je vais en cours d'institutions politiques comparées.
A bientot
01:50 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.09.2007
Retour à la vraie vie...
La vie est dure pour ses enfants perdus...
Demain c'est la rentrée... Enfin à 14h faut pas déconner non plus hein... On est l'élite qui se lève tard n'en déplaise à notre Président adoré...
Je n'ai même pas retenu le nom du cours tellement ça a l'air passionant. Parce qu'en deuxième année ce qui est drole c'est que pour faire plus intelligent les noms des cours sont plus compliqués. Ca avait déjà commencé au second semestre où le cours de sciences politiques était devenu Dimension internationale et comparé du politique.
Le cours doit s'appeler institutions administratives françaises... Et le pire c'est que ce n'est même pas de la branlette intellectuelle genre sciences politiques (j'avoue que comme certains de mes condisciples je suis assez sensible à un texte de sciences politiques bien écrit, déformation professionelle...)
En outre demain j'ai un entretien s'embauche... pour la peine je vais voir si je peux vous mettre Depass'man de la Ruda avec en guest :"J'en ai bouffé des stages qui n'm'ont pas fait mangé, sans parler des prises d'otages que sont les mises à l'essai. J'ai payé de ma personne et je n'en fus pas payé si ce n'est le minimum et j'en fus remercié"
Un entretien d'embauche à la world company... Je pourrais aussi vous mettre Tryo "Et toi le petit rasta qui bosse comme un rat, rien qu'en payant ton loyer tu les enrichis déjà..." Enfin avec Ronald si on dépasse son air de tonton attoucheur je devrai pouvoir fabriquer de la junk food à la chaine...
Je regarde un documentaire sur la torture en Algérie (Douce France...). Il est beau mon pays... En plus j'ai lu un article sur les tests génétiques pour le regroupement familial... J'ai peur, j'ai très peur... A quel point les libertés sont réduites sans aucun problème...
Un petit air de 40...
Il a dit la fin de Mai 68 (je rassure la foule je ne suis pas une gaucho ou quoi que ce soit... mais tout de même... Laissez nous vivre comme on veut vivre...)
Si le libéralisme tant préché par notre cher Président s'appliquait dans d'autres domaines que celui de l'économie.
Notre cher Président si prompt à faire des condoléances publiques ne s'est point exprimé sur la mort de notre Jacques Martin national... Je ris...
Un mec dit "interrogatoire musclé" au lieu de "torture" et soutient que la gégène ce n'était pas si dur que ça... Je vais défoncer ma télé... Tortionnaires du quotidien... Je HAIS ces gens... "J'avais du respect faut pas croire"... J'ai envie de lui mettre une balle dans la tête... Se rend-il compte de ce qu'il dit?
Ils ont de la chance que je sois pacifique... C'est leur seule chance... Que je ne crois pas à la violence... Parce que sinon lui demain il serait mort...
Combien de fois je me suis dis, "fais quelque chose, cale toi dans la rue et hurle jusqu'à ce qu'ils t'écoutent". Je pense que je vais me mettre à peindre les murs. Je ne peux plus me taire. Lire les journaux, la politique intérieure me rend dingue, peut etre encore plus que d'entendre ces tortionnaires indifférents...
Je bouds de l'intérieur... Et demain il va me falloir retourner dans ma grande école. Pas pour organiser des trucs funky ou pour rendre service. Non pour poser mon cul en amphi et attendre la fin du cours en jouant avec mon stylo et en faisant des signes de la main à des gens que je connais à peine...
Je ne suis pas allée à ma pré-rentrée en tant qu'élève, j'y suis juste allée pour présenter mon asso... à la fin... Mon asdo cloture la présentation des assos...
Je sais que demain je vais être blasée... Genre arretez votre imposture les gens, arretez s'il vous plait...
Mais j'ai changé... car le monde dans lequel j'ai vécu n'est plus...
Il faut que je vous en parle, j'ai hésité car c'est extrèment personnel et douloureux pour moi.
Une lettre est arrivé chez mon pote Flo. Elle n'est pas arrivée par la poste, elle est arrivé déposée dans la boite aux lettres.
C'est une grande enveloppe en papier kraft dessus il y avait écrit "pour ta gamine qui est aussi la mienne". Flo me l'a envoyée à mon adresse sans l'ouvrir...
Je l'ai ouverte sans faire attention... Dans cette première enveloppe il y avait un mot de la main de Mike "On m'a donné ça pour toi... Je ne t'ai pas oublié. Je t'aime" et l'adresse d'un squat de Nancy ou je pouvais le joindre en cas de problème...
Et il y avait une lettre dans une enveloppe. Je ne vous en donnerai pas la totalité, car cette totalité, ces mots difficilement écris m'appartienent.
Cette lettre était signée Pierre. Pierre est celui qui m'a sorti de la rue en me forçant à rencontrer des gens d'une asso de réinsertion. Qund j'ai eu ma place en foyer il est parti sans me donner de nouvelles. Et les autres squatteurs ont toujours refusé de m'en donner.
Je n'ai jamais compris... Et ne pas comprendre est la chose la plus dure de ma vie. La plus dure. Comprendre cet abandon. Pierre pourquoi tu es parti? Pierre est l'Homme qui m'a tout appris, celui qui m'a sauvé. C'est une personne extraordinaire. Une sorte de père et de frère. Celui grace à qui je ne me suis jamais camée. Celui grace à qui j'ai pu faire le tour de l'Europe à 15 ans et celui grace à qui je ne suis pas morte.
J'avais réussi à pardonner... mais ces souvenirs me sont terriblement douloureux. Car j'ai eu l'impression que la seule personne qui s'est intéressée à moi m'avait froidement abandonnée.
Il m'a écrit.
Et maintenant je dois me résoudre à dire était.
"J'ai du partir, partir pour te sauver ma gamine. Partir pour être sur que jamais tu ne deviendrais la loque que je suis maintenant. Je suis camé jusqu'à l'os. Je t'ai abandonné à ta vie, à ton avenir. Je ne sais pas ce que tu es devenue mais je sais que tu t'en sors. Je sais que tu es forte. Je sais que tu n'es pas comme eux"
...
"Je suis désolé si tout le monde t'appelle Louise dans le milieu. Mais en même temps t'avais qu'à pas avoir autant de betise à l'interieur."
...
"J'ai toujours su que tu avais ce petit quelque chose en plus. Voila pourquoi je ne pouvais pas te laisser dans la rue. Je ne t'ai pas laissée seule car certains te surveillaient de loin ma petite gamine. Tes délires, je les ai connus. Je ne pouvais pas revenir, t'infliger le spectacle de ma déchéance."
...
"Je sais que tu ira loin. Tu es la plus belle mais surtout tu es la plus forte. Tu es trop orgueilleuse et trop digne. Tu es mon espoir. Je ne peux qu'être fier de toi."
La fin que je ne vous livre pas est qu'il va mourir. Mais qu'il peut mourir en paix car s'il ne s'est pas sauvé lui même, il m'aura sauvé. Sauvé de la rue, des autres, de la drogue mais aussi de moi même.
"Tu es la plus belle ma gamine. Tu dois rester forte. Tu ne dois pas pleurer. Je sais que tu sers les poings tous les jours. Je t'embrasse. Je ne pourrai plus te serrer dans mes bras. Ne rentres pas dans le système, bats toi, continue notre lutte pour le Mouvement [tek, punk libertaire, squat] et pour la Liberté. Mène ta vie comme bon te semble. J'ai confiance en toi. Je suis très fier. Sois un modèle.
Je t'aime. Je t'embrasse. Je te verrai d'en haut même bouffé par les vers. Tu resteras toujours ma petite gamine paumée aux grands yeux tristes.
Pedro"
Alors c'est très dur pour moi en ce moment.
J'espère que vous m'excuserez de ce déballage mais si je ne le fais pas ici je ne le fais nul part.
La rue elle te poursuit toujours. Il a réussi à me transmettre un lettre d'un squat de Barcelone. Je n'ai même pas pu lui dire au revoir. Lui tenir la main. Lui tenir sa seringue et lui faire son dernier fix. Je lui aurais fait. J'aurais aimé être la. J'aurais aimé pleurer au dessus de son corps et prier pour sa redemption. Je fais confiance à Dieu. J'aurais aimé lui tenir la main. Le voir une dernière fois. Entendre sa voix et voir ses yeux verts se fermer.
Je lui doit tout.
A sa mémoire.
00:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rentrée, lettre, travail, drogue, imposture, abandon, rédemption
15.09.2007
Foule
Ces derniers jours je n'ai pas posté.
Ces derniers jousr j'ai l'impression d'avoir vécu un mois en trois jours.
Morceaux choisis:
Je parle devant un amphi complet de premières années assez impressionés. Ma voix se répercute dans l'amphi amplifiée mille fois. Sentiment étrange de devenir quelqu'un et affreuse vanité que de penser que je suis en train de devenir quelqu'un.
Le stress que l'on ressent lorsque l'on présente un film. La première diffusion, je suis allée le regarder seule, en haut de l'amphi, en fermant les yeux. Dix minutes, quitte ou double... Plutot réussi, même si ton film que tu connais par coeur tu en connais tous les défauts.
L'épuisement de faire trois pré-rentrés de suite. Le stress toujours que quelque chose puisse gripper la machine. J'ai compris que de l'asso, je subissais le plus de pression. Pas toujours facile.
Soirée de rentrée. Franc succès avec des 1A (1ères années) qui me tapent dans le dos. Personnages sympathiques soit dit en passant. J'ai rencontré trop de monde, pris quelques photos avant de tomber en rade de batterie. C'est gratifiant d'organiser un truc et de voir que les gens s'amusent.
Beaucoup sont venus me remercier...
Une de mes meilleures soirées... Je ne sais pas à quelle heure je suis rentrée mais en sale état ça c'est sur...
Ce soir une copine (une fille de 2A qui commence dans l'asso) passe à la maison. Très bon début de soirée gay friendly, grosse déconne.
Le Lesbienne's Crew a encore frappé. Appartement qui vit au gré des amours de chacun de mes coloc. Je suis inchoppable cette année (jusqu'à la cinquième pinte on s'entend et on relativise)
Une fille qui de façon ostentatoire ajuste son string. Anglaise bourrées et pathétaiques.
Mon parrain qui revient le temps d'un week end, triste que sa belle rentre deux fois de suite avec un autre. Alors dans ce cas on se noit dans le social, à taper sur le plus de dos possible pour montrer que non cela ne nous atteind pas...
Je fais un tour en vélo,... C'est pas facile à vivre les pavés...
Je passe voir des potes oubliés... Retrouvés...
Je vais faire un tour en vélo... mais il parait que c'est comme boire ça ne s'oublie pas. Profitons-en maintenant parce qu'après ça s'appelle de l'alcoolisme...
Je dois faire mes courses de rentrée. Stylo, feuilles, classeurs, et tout le tralala... En cherchant l'organisation qui me conviendrait...
J'avais écrit une note mais j'avais oublié de la poster... J'ai enfin pu faire une nuit corecte... J'ai retrouvé un peu d'energie...
Alors voila je vais pouvoir trainer un peu cette aprèm et j'en ai besoin. De rien faire... de boire un coup en terrasse, de baver un peu, de ragoter, d'aller acheter deux trois trucs...
A bientot... Je devrais être moins occuppée la semaine prochaine donc notes plus régulières...
13:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : rentrée, rencontre, école, string, homo, amphi
Rentrée
La phrase absurde du jour: "je fais beat box, la c'est fini!"
Après le matage du film du soir sur TMC, grosse production, grosse performance d'acteurs, des dialogues extraordinaires et des effets spéciaux à couper le souffle. Splendide des blondes qui s'appellent Corinne, des babys sitters écrasés par des tornades, des voitures renversés au bords de falaises et des centrales nucléaires qui vont exploser.
Que du bonheur télévisuel.
J'ai passé ma journée à courir partout.
Demain c'est la pré rentrée. En arrivant dans ma nouvelle ville l'année dernière je me suis juré de parler à la pré rentrée de ma seconde année.
Je me suis intégrée, je ne me suis pas reniée.
Mais la question se pose toujours: "Qu'ai je fais de mon destin?"
J'ai préparé un petit papier pour m'en sortir demain. L'annonce aux premières et aux deuxièmes années ne pose pas de problème je vois ce que je peux leur dire...
Je prépare toujours des petits papiers au cas ou... des anti sèches... pour meubler... pour ne rien oublier, pour ne pas partir en sucette quoi que ce soir je suis restée à la maison.
Je ne suis pas super en forme en ce moment. Il faudrait que j'aille soit chercher de la ventoline chez le doc' soit arreter de fumer.
J'arrete de fumer lundi. Les gens de mon asso refusent considérants que je suis déjà assez chiante comme ça... Vice privé vertu publique?
Je vais vous expliquer une pré-rentrée en première année. Ca me fait un peu comme le concours des petits frissons. Le frisson d'exitation d'une nouvelle vie. Parce que moi j'ai eu une nouvelle vie en arrivant à Aix. Une nouvelle chance. Un passé vierge. Personne ne me connaissait.
Je ne peux que m'identifier à eux. Passer par la grande porte, s'assoir dans l'amphi, entendre le discours élitiste. Peu etre le meileur moment de mon école. Celui ou on est encore fier... Bien sur il vont déchanter. Comme moi... mais ces quelques minutes ou ils vont y croire sont très importantes parce qu'elles vont rester... longtemps...
On va essayer qu'ils se sentent à la maison. Qu'ils ne déchantent pas tout de suite... Qu'ils y croient juste un instant parce que le plus important c'est d'y croire rien qu'une seconde.
Alors je vais aller me coucher...
Je vais me retourner dans mon lit, un peu de stress...
A très bientot...
PS je vais essaimer à droite à gauche... idée en l'air...
13:41 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : école, rentrée, rencontre, asso
12.09.2007
Censurée...
Je préfère bacler mon guide des asso plutot que mon blog...
Alors je n'ai pas fini ce que je dois rendre pour demain (tout cela dans le bénévolat le plus complet et le volontariat le plus total dans un don de soi christique dans le dévouement et l'amour que je porte à mon Ecole avec un grand I car cette école est un Institut...)
Il est minuit. Je suis la petite soeur de Minuit. Je m'habille de noir anar'. Normalement à cette heure la j'erre de bar en bouges (j'aime beaucoup ce mot que j'ai appris dans Paques de Cendrars). Cette heure est mon heure. Je fais partie de ces enfants qui frissonnent quand on leur dit "Minuit l'heure du crime".
A. Laffer a dit (trop con ce mec...) "Les hauts taux tuent les totaux" (enfin c'est une traduction je pense ce brave homme ne devant pas parler la langue de Cocteau...). Moi j'avais compris les ototulétoto en un mot (j'avoue je devais être bourrée...). Unn jour Flo a dit "Trop de teuf tue la teuf" moi j'avais encore mal compris j'avais cru que trop de teuf est mortel au sens littéral du terme. Il fut une époque j'invectivais sinon la mort au moins la folie.
Je me tors les mains devant mon ordinateur... Aujourd'hui j'ai appris. Appris beaucoup de concepts qui autrefois m'étaient heureusement abstraits. J'ai appris les mot "bureaucratie", "hiérarchie" et "censure".
J'ai crié hardcore jusqu'à la mort. J'ai crié "vivre libre ou mourir". Et aujourd'hui j'ai appris "hierarchie","compromis", "chef", "supérieur", "s'écraser". J'avoue si ça n'avait tenu qu'à moi je serais partie en faisant un gros doigt (je suis super forte en gros doigts) avec ma tête de Scarface tu dis encore un mot et tu es mort...
Je vous explique tout ça... Je fais le guide des assos de mon école... La plupart ne servent à rien et sont pourries (je tiens à préciser et exorciser toute cette frustration: je fais de la pub pour des incompétents).
Le guide des Asso ne sert pas à grand chose sinon à donner les contacts de tous les responsables d'asso aux premières années... Il apparait donc comme primordial qu'on leur distribue lors de leur pré-rentrée quand on présente les assos (logique très simple et pourtant si opaque pour l'administration)
Le service Communication a souhaité relire ce guide. Relire étant le mot couramment utilisé pour "censurer". Alors estomaquée par tant de "louisquatozisme" je suis restée sans voix. J'ai essayé de défendre mon travail (qui peut etre était amateur mais surtout plein de bonnes volonté et de nuits sans sommeil, j'y ai passé beaucoup de temps sur ce truc...)
Pour des raisons politiques que je n'exposerai pas ici (genre changement de directoire) un terme de ma présentation à été tout bonnement supprimé. Un terme désignant l'école sous un jour affecteux et mélioratif. Mais un terme à bannir car n'appartenant pas au vocabulaire du nouveau directoire... J'ai lu 1984...
Je n'ai rien pu faire. J'ai passé des coups de téléphone à droite à gauche. J'ai décidé de m'écraser mais en bon sous fifre de ne rien oublier. Car j'ai rendu un service, on m'a très mal reçue. Je ne suis pas gentille, je ne suis pas brave et je ne suis pas une soubrette.Je ne suis pas orgueilleuse, simplement j'ai besoin de respect...
Ainsi je suis allée boire un coup tranquille avec des gens et on a bavé sur d'autres gens pour me requinquer un petit peu...
Je fais des dossiers sur les gens, j'engrange du ragot, j'en crée... J'ai appris une chose dans cette école: tant qu'on parle sur les autres on ne parle pas sur toi...
En fait je devrais me reconvertir dans le journalisme... j'adore les ragots, je tiens ma langue et les gens aiment se confier...
Pour l'instant je gère... ma nouvelle notoriété, l'apprentissage de la censure, le vide juridique, mon coloc' qui utilise toute ma bande passante et le café le soir...
A très bientot...
00:44 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : apprendre, cendure, hierarchie, galère, 1984, dossier, bureaucratie
11.09.2007
Soirée
Rentrée en grande école...Pas vraiment la rentrée genre on retourne en cours... non la rentrée genre on recommence les soirées.
Mon école a cela de magnifique qu'elle instaure uen année out, comprenez une année hors école soit en stage soit en université en France ou à l'étranger...
Cela fait que les gens que tu fréquentes dans l'école ne sont pas les mêmes d'une année à l'autre.
J'ai donc commencé à me sociabiliser au moment des inscriptions des 4èmes années, ou un jeune homme m'adresse la parole comme si on avait élevé les cochons ensemble ce qui bien évidemment n'est pas le cas...
Intriguée comme tout à chacun, il m'invite pour l'apéro (il est 16 heures mais dans le sud c'est déjà l'apéro...)
Je me retrouve donc à boire un café avec des gens qui me connaissent mais que je ne connais pas. Dans le jargon on appelle ça "radio sciences po" c'est à dire que les ragots se propagent à une vitesse folle.
On fait vite connaissance et c'est un pote de pote qui lui a dit de venir me voir (et je peux dire raisonnablement: ma réputation dépasse les frontières...)
On décide d'aller manger dans un fameux resto à hamburger de la ville tous ensemble. Repas épique pour la gente féminine mais bon on garde la classe, il faut bien...
Retour dans les bars de la ville et j'avoue début de soirée chiantissime mais bon je m'accroche au bar et à ma pinte. Je dis bonjour, je bave sur les gens de l'école qui m'ont fait la misère, bref je me sociabilise... Je parle à des gens je m'en branle et puis je gère ma soirée comme toutes les autres en attendant d'être bourrée je suis une fille plutot cool.
Je deviens assez scandaleuse quand je me moque d'une chinoise moche mais comme on dit "la cé on l'escuse elle est comme ça..."
Sur ce arrive n jeune homme avec qui j'ai couché récemment qui me lance un long regard appuyé (genre je ne me souviens plus de ton prénom mais de tes fesses oui...)
Je fuis lachement vres un autre bar avec des potes (en comité réduit...)
On parle on boit et on migre vers un autre bar
Ou je fais connaissance avec d'autres 4ème années très sympathiques...
Donc finalement je rentre pas bourrée mais j'ai fait connaissance...
Cette promo m'a l'air bien scandaleuse comme j'aime alors on va s'entendre...
A très bientot...
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10.09.2007
Rendez moi mes cookies
A 16h (dans les environs...) je fais une crise de "ou sont mes cookies" et la c'est le drame impossible de les trouver (je n'ai pas rangé toutes les courses...)
Et la c'est le drame....
Je cherche mais bon la faim est plus forte... je fais sa fête au quatre quart au chocolat...
Un peu de chinois avec mon coloc', histoire de se remettre dans le bain pour la rentrée...
J'ai encore passé mon aprèm sur facebook à rentrer de nouveaux amis et utiliser les applications à la con...
J'aime bien facebook sauf que c'est assez réduit comme public et que j'ai surtout des gens de l'école dont la plupart j'hésite sur leur prénom (non j'exagère) mais tout de même, j'ai plein d'amis sur facebook qui ne servent à rien...
Ma coloc' est partie, comme la maison me semble calme. Souvent c'est elle que les gens viennent voir car moi je ne me sociabilise pas chez moi mais chez les autres. Et les gens avec qui je passait le plsu clair de mon temps sont soit mes coloc' soit ont fui vers de nouveaux horizons comme les stages, les vrais boulots ou les années out...
J'ai même la flemme d'aller acheter des cigarettes... Je fume du vieux tabac (dans le salon si vous avez bien suivi)
Mon coloc' fait l'autiste dans sa chambre... Il doit m'installer Sim City (le jeu pour construire ta ville...)
Je crie pour qu'ils se pointe dans le salon mais il ne dois pas m'entendre. Dans la coloc' on parle par msn quand l'autre est dans sa chambre... j'ai honte mais c'est la joie du wifi....
La jeunesse n'est plus, peut etre qu'avec mes anfants je les engueulerais par visioconférence et je leur mettrai une claque virtuelle...
J'ai enfin fini le guide des asso de l'école. Je me suis fait plaisir sur l'édito, et puis j'avoue j'ai laissé passer une coquille exprès parce que je suis contre cette asso: le Comité Charles de Gaulle (j'ai laissé des références à l'élection présidentielle). Cela différentes raisons:
Le mec ne m'a pas contactéà temps. J'ai défoncé mon forfait pour le joindre. Il en a rien à foutre de sa présentation. Je suis de gauche. Le mec est imbuvable (même mes potes de droite ne peuvent pas l'encadrer parce qu'il fait le malin aux réunions UMP. Les gens ont halluciné quand ils ont su qu'il n'était qu'en première année. Il parle comme s'il avait fait deux thèses et le pire du pire (enfin pour moi...) il m'a refusé une cigarette alors qu'il avait un paquet plein et des sapes de marque... Imbitables ces jeunes coqs de droite, et encore plus depuis la présidentielle...)
J'ai retrouvé mes cookies entre temps planqués dans le placard (hahahaha je suis une prédatrice du cookie)
J'héberge une petite demoiselle de première année le temps qu'elle trouve un appart. Enfin c'est pas sur mais elle se pointe surement dimanche soir.
Lundi (pas demain) c'est la rentrée. Mon petit passage à la scolarité a permis de concilier ma seconde langue et ma section. J'ai pris une bonne résolution, celle de m'inscrire en anglais lv2 et donc de faire trois langues...
C'est important les langues (surout quand on veut fuir à l'étranger...)
Demain c'est les inscriptions pédagogiques. J'ai deja tout prévu.Je me pointe, je grille tout le monde, je n'attends pas et hop la boum boum je m'inscris sans aucune pitié. Je fends la foule je saute sur la meuf de la scola et sans aucune pitié j'impose mon choix de TD... Je suis une aventurière... Je vais devoir jouer de toute ma popularité pour griller environ 20 personnes à l'inscription!
Bon je suis un peu malade alors faut que je garde des forces pour demain. C"est pas toujours facile d'être étudiant...
A bientot...
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