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30.10.2007
Réverbères
J'ai fini Harry Potter (j'ai kiffé ma race pour tout vous dire!)
Ce week end a été un week end parfait.
1) J'ai rien glandé mais vraiment RIEN. (pas de Macdo, pas d'école, pas de collègue et très peu de colocation)
2) J'ai fait l'amour (j'avoue ca commencait à faire longtemps, comprenez 2 semaines!)
3) J'ai lu de tout mon soul la fin de cette belle histoire d'Harry Potter!
4) J'ai trainé tout le dimanche en pyjama
5) Je me suis pintée samedi soir
Je suis dans un cycle de bonheur. Je suis allée bosser, bon je me suis fait traquer mais qu'importe puisque la com' de mon école m'a appelée pour que j'écrive un article sur mon asso!
Je suis rentrée et j'ai fait ma petite sieste. Mon telephone sonne. Je ne réponds pas. Lorsque je me lève je me rends compte que c'est mon collègue (celui avec qui j'ai couché et eu une petite discussion et qui ne me parle plus sauf pour petits arrangements perso, celui qui ne m'a a peine parlé quand je suis allée dormir chez lui!). Je ne rappelle pas, je me pète au taf en mode autiste.
Je fume des cigarettes, je parle et finis mes mots croisés. 2 petites pouffettes de collègues débarquent. Elles sont la depuis le début de l'aprem et ne font rien. Elles me regardent d'un air de mépris lorsqu'elles parlent de manger des extazy. "Ma belle si tu savais" alors je me plonge dans mes mots fléchés. Rien à foutre de votre drogue de merde.
Et une autre collègue arrive. Je l'aime bien elle. On parle de notre collègue qui vit dans sa voiture. Elle ne comprend pas vraiment pourquoi il m'aime bien. Pourquoi c'est à moi qu'il parle. On parle du fait que bosser ça apprend la vie. Et la je lui dis "j'ai fais mes années cas soc' et j'avoue ça me gave"
Elle me dit "alors vous avez des trucs à vous dire". Oui on a des trucs à se dire, je l'aime bien ce collègue. Ca a cloué le bec aux deux pouffettes. Oui ma belle tu me donnes des leçons de marginalité, à qui tu veux mais pas à moi.
Je me change et passe en mode comptoir. Et conspiration j'ai l'impression que tout essaie de me faire foirer. Mais je lutte et finalement remplis les sacs de bouffe.
Je dépointe, je sors parle avec mon pote le vigile, je fais des glissades sur la terrasse de mon fast food préféré! Je vois les 2 pouffettes qui dragouillent mon collègue. Et puis elles parlent du collègue avec qui j'ai couché. Je l'aime bien quand même. Sauf qu'elles ne savent pas elles. Elles font genre "on le connais trop bien et tout". Encore une fois ce genre de trucs ca me gave!
Personne pour me ramener. Mon sac sur l'épaule je pars faire du stop sous la lummière jaune des réverbère et je pense à la chanson "Lili Marlene" en allemand.
Un jeune cadre me prend et je rentre chez moi. En bas des marches je m'assois et j'appelle mon collègue qui me propose un café un de ces jours. J'hallucine un peu. Ca me réconforte, il pensait que j'étais au taf. Il m'engueule parce que je ne l'ai pas appelé pour rentrer, il m'aurait ramené.
Alors ca va mieux.
La loose est brisée. Mon pote E. (pour mes plus fidèles lecteur m'a envoyé un sms pour qu'on se voit à Metz, ca me met beaucoup de beaume au coeur)
Alors j'ai envie de vous dire "le sourire c'est important c'est comme l'alcool et la dignité". Il faut bien être digne de son destin même si ce n'est pas facile.
Mélancolie converse avec mon destin en d'incessants allez retour. Je les laisse ensemble. Mon destin est un gamin au sourire rieur avec des fossettes et des taches de rousseur. Il a toujours un paquet de bonbon dans la poche ce qui dénote avec son paquet de clopes. Il veut toujours avoir l'air plus vieux. Mon destin est je m'en foutiste par choix mais tellement volontaire. Mon destin est amoureux de Mélancolie depuis longtemps. Ils se font les yeux doux mais elle attend d'être grande, pour l'aimer pour de vrai. Des fois ils se font une petite bouteille de whisky.
Mais ce sont de grands gamins qui ne savent pas ce qu'ils veulent. Plus que des frères ils se connaissent intimement. Mélancolie a des grands yeux et lui un sourire rieur.
Quand un jour ils se tiendront par la main, fatigués d'une vie, elle aura les yeux rieurs et lui le sourire toujours un peu triste.
Laissons les grandir en paix. Eux le méritent.
Louise
00:10 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27.10.2007
Peu m'importe votre remontrance, toujours insolente
Je m'enfuis bruler les fardots qu'il me reste.
Mes problèmes se sont réglés aujourd'hui. La Madre m'a sauvée. Maman si un jour tu tombes la dessus par le plus grand des hasards, je t'aime.
Ce matin je me pointe en chinois (à l'heure ce qui est remarquable pour un cours à 8h), je sais que le prof va m'interroger et j'ai révisé (non sans heurts en salle équipier du deaumaque!). Le prof commence à me parler et je ne comprends absolument rien. Alors il me regarde avec mépris (ceux qui me connaissent je déteste véritablement ça!)
J'ai commencé à bouillir (et j'ai appris à ne plus insulter les gens quand ce sont des supérieurs hiérarchiques!) et j'avoue je l'ai engueulé. Je lui ai balancé que je ne comprenais pas et puis que j'avais appris mais qu'il avait une méthode de merde et que je n'y pouvais rien.
Il m'a regardé étonné (comment dire? Ce n'est pas le style de mon école) et il a interrogé quelqu'un d'autre. Je ne les aime pas avec leur suffisance. Le jour ou ils auront autant fait de métiers de merde que moi, on pourra commencer à parler!
Bonsoir!... Bon appétit, à bientot! Bonsoir!... Bon appétit! (Vous avez reçu mon big tasty spécial? merci la cuisine? Merci la ligne frit!)
Mes journées se passent comme la balayette. Je me trippe avec un collègue. Jeff il s'appelle, il vient d'Alsace. Bon Jeff était le seul qui savait prendre les commandes à l'extérieur ce soir et donc quand il y avait trop de voitures il sortait et je récupérais la salle (genre nettoyer par terre, vider les poubelles ect...) et on se croisait. On a afit une bataille de schpritz (vaporisateur pour les non de l'Est) au milieu des clients, on s'est coursés et tout. J'ai bien déliré. Les gens ont un peu halluciné de voir deux jeunes qui se trippent avec des vaporisateurs à coup de "je vais te faire la peau" "je te démonte quand tu veux" "viens je te fight dans le ronald gym club" "je te prends dans le stock sec"
Y'en a un qui a fait "C'est la fête ce soir", alors on lui a fait une grimace.
Mon collègue vit dans une voiture, il ne mange pas à sa faim.
Etrange la vie mais tellement meilleure avec une pointe d'insolence elle passe mieux. Finalement j'aime bien tirer la langue aux clients chiants (et je peux dire qu 'il y en a!)
Louise
01:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.10.2007
Pluie
Petite soeur de Minuit et puis Mélancolie regardent la pluie. Comme au bon vieux temps. Quand il fallait toujours prendre sa veste et ou le moindre rayon de soleil était signe de pack de bière.
Petite Soeur de Minuit et Mélancolie rangent des gobelets à sodas, prennent leur pause et réconfortent une collègue.
Je me cogne à une caisse, encore un bleu de plus. Je suis déguisée en femme battue.
Je signe des papiers pour reconnaitre que mes heures sup' n'en sont pas.
C'est pas obligatoire mais fortement conseillé.
J4ai un collègue qui s'est fait viré. Encore un. Je ne sais pas comment j'ai fait pour ne pas etre virée. Parce que j'avoue je ne suis pas la meilleure ni en caisse, ni au drive, ni aux boissons, ni nulle part.
J'ai mal au bras, au dos, j'ai des bleus et les cheveux gras pour un salaire de misère.
Un petit uniforme noir et jaune. "Bonjour et bienvenue chez le M jaune! Quelle est votre commande? Je vous entends très mal, pouvez vous avancer jusqu'à la prochaine cabine? Merci" Et ce à l'infini.
Je cours prépare une commande plonge les frites encaisse souris encore et encore. Merci, au revoir, bon appétit. Le Menu joyeux pour fille ou garçon? Avec des beignets de poulet et des frites?
Merci au revoir et bon appétit.
Un collègue à qui on dit au revoir! J'avoue je me ferais virer de mon taf je le prendrais mal (comme se faire virer d'un boulot à la chaine ou on ne te demande rien que d'être servile et bête!)
Il pleut. J'aime le bruit de la pluie. Ca me rappelle ma Lorraine. Je la regarde tombe, j'accompagne les gouttes d'un nuage de fumée évanescente qui se dissout dans l'ai vicié de la zone industrielle.
J'ai grandi à la campagne avec un chien un jardin énorme un poney et la en ville les arbres sont emprisonnés dans de vieilles grilles d'acier.
Mon directeur me sourit je lui rend son sourire, mais je me méfie d'un gars qui m'a appris à ne rien mettre dans une barquette de frite et que ça ait l'air blindé. Je me méfie.
Je commence à me sentir bien au taf. On ne m'oblige plus à m'attacher les cheveux de façon réglementaire. (Et on ne m'a pas donné de casquette vantant les qualités d'un cola sans calories.)
"Bonjour je voudrais un maxi menu gros écossais avec des frites à l'ancienne, 2 sauces s'il vous plait et un cola light. Ajouter moi un sandwich au fromage et en dessert des fruits!" Vazy ma grosse fait péter la glace je sais que tu en as envie.
Commande étrange tout à l'heure un sandwich sans viande. Ma manaGer était morte de rire!
Je regarde la pluie avec Mélancolie (sorte de travaux pratiques.)
Je pratique le blog sans anbiguité, cultive mon mal avant de le noyer dans de l'alcool. Je me penche au dessus de mes toilettes, je vomis cette vie qui fait de moi ce que je suis. Je relève ma tête, mon visage blafard signes de la veille, le nez encore embrumé de blanc neigeux (Moi aussi je t'aime mon amie, O comme je t'aime, je reviens toujours à toi, toi seule qui ne m'a jamais trahie, toi mon amante et toi ma folie)
Un jour ils sauront la valeur du silence, de celui qui te glace à celui qui te sauve.
Mon corps hurle à ses frères perdus et Mélancolie devient Rage. Bete sauvage elle hurle à la mort.
Finalement nous ne sommes pas mieux qu'eux. Peut-on encore y croire?
Doit on encore y croire?
Un jour ils sauront.
Petite soeur de Minuit invoque sa Mère la Nuit et son père le Noir, la Rue sa soeur et l'Oubli son frère. Réunion de famille dans une zone industrielle sombre et pluvieuse. Avec tante Cocaine. On va oublier tout ça parce que finalement ce n'est pas sur qu'on gagne moi et Mélancolie.
"I'm driving too fast and I'm driving too fast"
Pour tous les enfants de la Nuit. Ceux qui se terrent le jour, ceux aux sourires édentés, ceux qui ont des chiens, ceux qui font la manche pour 15 minutes de bonheur et d'oubli, ceux qui ne commandent q'un cheeseburger, ceux qui commencent à économiser pour la poupée de leur fille de noel qui coute 30 euros avec les accessoires, ceux qui crient pourris, ceux qui demandent de l'argent et que quand on leur répond non ils donnent un pièce de 1centime, ceux qui dorment dans leur voiture, ceux qui vont etre papa, ceux qui touchent le RMi, ceux qui triment comme des rats.
Pour eux.
Louise
22:12 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.10.2007
J'ai pas l'age pour ce genre de choses
Je fais mon rush de midi. Ca se passe. Ma collègue désagréable me parle comme si j'étais un chien mais on finit pas s'y faire.
Un meuf étale son coca sur ma caisse... (Peuchère)
Je pars du taf (on me ramène) J'ai mis 2 heures à rentrer...
C'est bizarre comme le doute assaille.
C'est horrible comme il me manque.
J'ai appelé mes potes hier. Besoin de parler. Besoin de les sentir pas loin. Besoin de me sentir aimée.
Je fume ma cigarette tranquilement en sortant du taf. Je l'écrase dans une boite de nuggets par 9, je sens le soleil sur ma peau, j'enfonce ma casquette sur la tete et je monte dans une voiture.
Au rond point on freine et on glisse. "J'ai pas l'age pour ce genre de choses Jeff, je te jure j'ai même pas encore 20 ans."
Je n'ai même pas 20 ans. A mon age certaines sont connes, d'autre fleurs bleues voire même gentilles.
On m'a encore dit que je ne serais jamais normale. Les gens ne comprennent pas mais des fois ca me fait un peu de peine qu'on me le dise tout le temps.
Je fais le sunday caramel de toute ma vie avec plein de cacaouètes et plein de caramel, comme si c'était pour moi. Je me fais traquer par mon manaGer.
Je dois vous annoncer la nouvelle. Je vais avoir un nouvel ordi de la marque pomme. Et ça ça fait plaisir. La Madre m'a prété des sous...
Je vais pouvoir poster sans fin...
J'ai pas l age pour ce genre de trucs... Laissez moi vivre!
00:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.10.2007
J'aurais aimé
J'aurais aimé avoir plus de temps...
On a jamais été amants et maintenant c'est trop tard...
J'ai remis une casquette noire, qui fait ressortir le blond de mes cheveux longs.
Si j'étais un garçon j'aurais le crase rasé avec un tatouage qur le nuque.
Si j'en avais rien à foutre je me ferais tatouer des ailes dans le dos.
Je bois trop. Mélancolie se noit dans un litre de whisky. Elle plonge, joue avec les bulles pour s'envoler dans des contrées trop bien connues.
J'ai envie de m'arracher le crane et de regarder les étoiles.
Un jour je suis allée à Maasticht. On a mangé des champignons mexicains. On a roulé et on s'est calé dans un pré. Mike et moi. Collés. On a regardé les étoiles tourbilloner autour de nous. On était si près qu'on pouvait les toucher du doigt. On a trippé pendant plus de 6h. Sous notre couverture.
Un jour j'ai mangé un bonbon aromatisé à la MD. J'ai vibré avec la terre. De ma vie je n'ai jamais été aussi heureuse. Heureuse d'être la avec mes pote.
Du rêve dans de petites pillules rose.
La première chose qu'on m'a appris c'est que si c'est rose c'est qu'il y a de la MD dedans. Alors faut manger. Ne pas prendre de l'alcool les première fois et redescendre en douceur avec du valium.
Sourire même avec les dents qui grincent.
Qu'ai je fait de mon destin?
15:49 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
10.10.2007
Personnage
Parce que finalement ils ne m'enlèveront jamais ni la rage, ni la force, ni l'envie, ni la vie.
J'arrive dans mon fast food préféré (celui avec un M jaune). La motivation genre je kiffe le gros écossais (traduisez en anglais de comptoir et ma rigoblague apparaitra au grand jour)
Rigoblague (concept)
Blague qui ne fait rire que son auteur et qui ne recueille que sourires forcés voire soupirs lassés.
Bizouille à mes collègues. Un de mes collègue, celui qui j'aime bien me dit "je te ramène en moto et je viens boire un café chez toi cette aprem", j'acquiece mine d'incognito.
Je rentre dans mon vestiaire pour aborer fièrement ma tenue jaune et noire avec un M jaune.
Je suis en frites (beurk les frites)
Frite (concept)
Petit truc congelé en forme d'allumette. Son milieu naturel le stock négatif (celui ou quand tu es enfermé l'alarme sonne dans toute la cuisine), vit en symbiose avec la potatoes. Ne se révèle qu'au terme d'un bain d'huile bouillante de 2 minutes 30 exactement. A égoutter 5 secondes mais pas plus sinon l'huile durcit et les frites forment un bloc qui a la forme de la panière. A éviter devant manaGer frustré.
Bien sur au bout de 2h je suis en sueur et toute ruisselante d'huile.
Je prends mon repas équipier équilibré.
Repas équilibré pour les équipiers dans mon fast food (concept)
Repas équilibré ou comment ne rien donner à manger de superflu. Il y a une astuce dans le repas équilibré. Au lieu de dire je ne veux pas t'en filer de trop (faudrait pas que tu nous ruines toi qu'on ne paie pas au smic horaire) on te dit n'en prends pas trop pour que tu ne grossisses pas. Pour moi c'est le sandwich de luxe avec des frites de taille moyenne, une bouteille d'eau et un milk shake à la vanille.
Le repas équipier ou comment reproduire ta force de travail d'un jour à l'autre. Marx aurait aimé.
Je finis mon repas, mon collègue m'annonce qu'il me rejoint chez moi. Je suis bonne pour reprendre le bus (non je ne bosse pas au fast food du coin mais de l'autre coin de la zone industrielle, faut pas déconner quand même!)
Bus (concept)
Navette pleine de gens qui font la gueule, qui arrive systématiquement quand tu allumes ta cigarette.
J'attends mon collègue qui est en retard. Surprise il arrive en roller. Bien sur je me moque. Je vais pas compatir à la douleur d'un mec qui fait du rolo sur des pavés.
On monte chez moi. Personne à la maison ( "y'a dégun": expression sudiste pour dire il n'y a personne. La première fois j'ai demandé qui était Dégun...).
On parle, mon collègue a eu son bac mention très bien. Je lui ai vite fait parlé. Je pense que lui peut comprendre. Comprendre qu'on ai envie de vivre quitte à mourir.
"Live fast and die young"
On parle du taf. Mes coloc' rentrent. On délire. Mon collègue reste jusque tard, rate ses cours à la fac. Il repart finalement.
Ca m'a fait du bien de parler un peu. Je ne vais pas aller jusqu'à dire que je me suis confiée. Mais je sais qu'il peut comprendre...
J'aime bien mes collègues ils sont tous dingues à leur manière ils ne te jugent pas. Et de toute façon je suis plus comme eux que comme les gens de l'école. Je sais mettre la main à la frite.
Pas besoin de jouer. Juste de la simplicité. Tu ne peux pas te la raconter quand tu trimes pour gagner difficilement 500 euros tous les mois. Alors tu te la joues sur ta moto, tu fumes de trop et tu espère gratter quelques heures sup' qui de toute façon ne te seront jamais payées en heures sup'.
Tu tentes de tuer ta petite collègue à 210 sur l'autoroute, tape une pointe à 90 dans la gare routière, sens les regards glisser sur ton casque.
De son propre aveu "C'est vrai que j'y ai été un peu fort avec elle". J'ai cru que j'allais l'emasculer quand je suis descendue de sa moto. Sale jeune.
Alors courage, demain on fait le rush du soir, mais on sera tous ensemble à notre table à se taper la dernière contrée de la journée...
02:01 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.10.2007
Visite médicale
Le droit du travail français prévoit une visite médicale obligatoire pour travailler.
Aujourd'hui c'était la mienne.
J'erre le lond d'une route dans une zone industrielle, mes petites baskets blanches crissent sur les graviers et font un bruit terrible. Pas une voiture, une personne, rien. Juste mes chaussures qui font écho à la ligne blanche.
Après le tournant à droite au centre de santé du travail. Je monte les marches, pousse la porte. Un accueil informel. On m'indique le premier étage. Escalier blanc en béton. Juste mes chaussures qui font écho aux marches blanches.
Un fauteuil fleuri, je m'assieds avec précautions. Un porte s'ouvre, un sourire.
Je hais les médecins presque autant que les coiffeuses. Je ne raconte pas ma vie.
Je lis des lignes écrit en tout petit (oui j'ai besoin de lunettes, non je n'ai pas l'assurance pour...)
On me fais uriner dans un bocal, tout est normal.
Je vois la doc'. On parle. Tout est normal. Elle me dit: C'est quoi que vous avez à la nuque? Un piercing. C'est fait comment? En sous cut'.
Et je repars.
Elle m'a fait parler de ma famille. Tout ce que j'essaie d'oublier. C'est pas facile alors je n'en parle pas je préfère ne pas y penser.
Ces 4 dernières années je m'attendais toujours à le voir, guettant son visage parmi la foule. C'est fini.
Je monte dans un bus, je m'endors, le chauffeur me réveille au terminus. Je me lance dans le foule. Je la fends et rentre chez moi.
Je mets un CD et je regarde le plafond.
Qu'ais je fais de mon destin? Qui a pris ma force?
Mon manager m'a fait la misère. Je m'en fous. J'ai encore gagné à la contrée... Bien plus important. Je n'ai pas pour ambition de devenir manager, je pense que c'est ça qui les dérange. Je m'en fous de leur boulot.
Je m'en fous de leur visite médicale.
Vous avez pris de la drogue?
non.
J'ai juste essayé de vivre conasse.
J'ai juste eu envie d'exister, juste une seconde, me dire que le monde était à moi et que je pouvais être quelqu'un. Juste une fois.
Laissez moi juste un instant de répit. Un moment ou je ne devrais pas lutter.
Louise
00:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.10.2007
Haut et fort
Une note blanche?
Hautetfort te rappelle souvent d'enregistrer ta note.
Aujourd"hui mondaine, je me pointe à un coktail pour la sortie du nouveau livre de mon prof d'histoire.
Bien sur personne ne m'a prévenu que c'était habillé classe. J'arrive avec mon futal ultra large (il est plus que large ce futal). Bien sur j'arrive sans invit' (tu es VIPétasse ou tu ne l'est pas)
Je sers la main du prof en question, du directeur, du directeur déléguée, de la nana de la com', de l'ancien directeur, de la maire et encore d'autres.
En mode grosse clocharde mais qui peut se le permettre parce qu'elle connait du monde.
Parce que nique sa mère vous êtes tous en costard mais pas ma gueule...
Après le court discours du prof, puis de la maire, puis du directeur je passe en mode "putain j'ai la dalle y'a rien dans mon frigo paie ton traiteur"
Très bon buffet...
Je me suis gavé, j'ai bu au moins une bouteille de blanc pas mauvais. Je me suis même pas fait chié à me faire des relations (d'habitude j'utilise les coktails pour rencontrer des gens genre pour les stages ou les truc du genre)
Je me suis fait dédicacé mon livre. Ce prof je ne le sens vraiment pas. Il cache son manque d'approfondissement du sujet par une sorte d'aisance factice à l'oral que certains nomment charisme. C'est un ancien de l'école, il en sait quelque chose de faire genre il s'y connait alors que non. (Comment on peut faire un cours sur la révolution s'il ne cite pas J. de Maistre?)
C'a m'a pris la tête. Comble de l'angoisse, je croque ce que je crois être un bout de pomme et en fait c'est du melon. JE DETESTE LE MELON.
Plusieurs choix:
- recracher et crier ahhhhhhh j'ai mordu dans un ver
- recracher et pousser discrètement sous la table
- avaler comme une prostituée de seconde zone.
Dernière option. La loose quoi.
Après cela j'ai fui lachement. La prochaine fois, le doggy bag!
Je me réfugie dans un groupe d'étudiants aussi crève la dalle que moi, me faufile et tombe nez à nez avec quelqu'un qui me fait un sourire. Genre vieux plus de 45 mais pas encore super vieux (je veux dire 60!)!
Il me regarde et il me balance: "Tu es à l'IEP?"
Moi: Oui je suis présidente de l'asso B
Lui: Ah j'avais pensé que tu etais à la fac de Lettres ou les Beaux-Arts! (arrete de penser mec, laisse les autres faire)
M: (extrèmement froide) Non je suis en deuxième année, j'ai passé le concours comme tout le monde
L: ah...
M: et je suis arrivée dans les 40 premiers. (Regard de tueuse!)
J'ai tourné les talons et j'ai dévalé l'escalier me réfugier à la loge chez mon pote le concierge (on doit dire appariteur mais en fait ça veut dire concierge)
Quand je bouffais mon 47ème petit four, j'ai pensé à mes collègues qui triment au mac do.
Un pied dans chaque monde.
Je les emmerde. J'ai un pied dans la place. Mon pote est mort. Je les emmerde.
En mode rien à foutre...
Louise 19 ans équipière au mac do et étudiante dans une grande école...
00:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.10.2007
Lundi
Levée à 7h30 un lundi, je mets en place une vie monacale...
Je suis quand même sortie (vendredi et samedi!)
J'ai un peu la colère...
Mes colocs me laissent un mot, je résume: Alors ma petite chérie faut que tu fasses la ménage ce week-end. Et bien sur ils se barrent sans faire la vaisselle (et moi je ne mange pas à la maison mais dans mon fast food préféré...)
Ca me gave de me taper la ménage alors que je ne suis jamais à la maison.
Mais qu'importe je suis aussi la reine de la serpillère.
Je passe nonchalament la serpillère dans la salle de bain et malheur je renverse le spray àl'eau de javel qui se répand sur le sol de la salle de bain. Et ça mousse à mort ce genre de truc! Soirée mousse dans la salle de bain.
Je recommence à boire plus que de raison, je sèche tout le monde sur un concours de shot, ramasse le vomi d'un pote (reine de la serpillère), rigole bêtement...
Hier en plein reflux de sentiment, j'ai fait un tour en ville... Juste pour pas tout casser...
Mon ordi est mort (vous pouvez commencer à envoyer vos dons. Grande collecte nationale, il n'y a pas de petits gestes si on est 60 millions à le faire!)
Et puis la semaine dernière c'était ma rentrée. 2ème année je suis une grande maintenant!
Mes profs sont bien meilleurs que l'année dernière et mes cours plus intéressants. Dommage que je n'ai pas le temps d'aller en cours!
Le choc commence à s'estomper. Laisser du temps au temps comme on me l'a appris.
Samedi soir, j'ai parlé avec une pote pendant plusieurs heures. Elle es repartie rassurée. Je n'ai pas vraiment parlé de moi.
Mes potes me manquent. J'ai besoin d'eux. E. ne me parle plus. J'ai renoncé à l'appeler. Il me manque tellement.
Ma famille a subi une crise ce week-end... Encore une fois j'ai sauvé le navire en jouant la navette... A 800 km ce n'est pas facile.
A bientot, la world company m'appelle.
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