« 2007-10 | Page d'accueil
| 2007-12 »
29.11.2007
Soutien (écho)
Je rentre du boulot. C'est très éprouvant physiquement le boulot avec tous ces nouveaux. Je dois bosser deux fois plus. Sur ma caisse et sur celle du voisin.
J'ai eu une très mauvaise note en allemand, j'ai l'impression de rater mon semestre.
J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise d'abord parce que c'est toujours mieux de finir sur une note positive. Enfin ca permet de ne pas trop péter des cables.
Hum Hum (je m'éclaire la gorge)
Je rentre voir ma Madre ma sista et mon broza ce week-end. C'est de la boulette.
Cependant je vais passer Noel toute seule parce que je ne peux pas rentrer pour Noel. Ne pleurez pas c'est déjà fait. (Un dégat des eaux est signalé au 3ème étage, oui monsieur l'affreuse entreprise capitaliste US a refusé de me laisser rentrer pour Noel sous peine de virer pour de bon pour absences injustifiées.
On peut toujours gueuler mais la relation asymétrique fait que tu te prends ton coup de trique si jamais tu n'es pas la.
J'ai vu les émeutes en banlieue. Comme je les comprends.
Tout à l'heure dans le bus je parlais avec une collègue. On a le même age, elle a un CAP de coiffeuse et n'a jamais été déclarée. Elle a touché 90 euros pour 3 jours de travail au black. Encore une qui est contente de bosser pour notre fast food préféré. Je vais essayer de l'aider pour trouver un salon de coiffure qui pourrait la prendre à mi-temps.
J'ai remarqué que j'avais des tics nerveux au taf genre je frappe ma caisse sans m'en rendre compte. Faut bien évacuer tout le stress.
Ce soir je bosse avec le manaGer que je n' aime pas.
Fuck of...
M'enfin faut bien payer son loyer.
Louise
PS: Maud encore courage... Je te soutiens!
16:09 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.11.2007
Ne détourne pas les yeux, c'est toi même que tu comtemples
Tout d'abord je voulais dire que j'aime Keny Arkana, une rappeuse marseillaise.
Et puis après je voulais dire que j'ai remis mon bonnet d'intérieur. J'ai les bonnets les plus moches du monde.
Je suis sur faceboo et je retrouve les gens de ma classe de terminale (mais la plupart sont les plus puants et sont en école de cO)
Désolée pour ceux qui sont passés par les écoles de cO.
"Y'a que la lune qui peut me comprendre parce qu'elle m'a vu grandir".
Les enfants de la Rue ont la Lune comme mère. Car on a tous passé des heures à la contempler, mouvante et belle. La seule avec la came qui ne nous a pas oublié.
Au boulot j'ai pris cher... J'ai les partiels bientot.
Je suis prete maintenant, prete pour mon voyage à Barcelone. Prete pour lui dire au revoir. Prete pour une dernière fois passer la nuit avec lui, une nuit froide et blanche, mais une nuit qui donnera la paix.
Je l'espère, j'ai peur. J'ai vraiment très peur. Ce sera mon dernier voyage initiatique, le dernier dans les squats, le dernier dans la rue, le dernier qui aime la Liberté, le dernier de ceux la.
De ces voyages qui m'ont fait rencontrer l'Europe en entier, l'Europe qui a des chiens et qui se came.
Ces voyages qui m'ont appris qui je suis.
Parce qu'on ne peut pas renier son passé, juste vivre avec.
Mes coloc" sont partis. Je suis seule ce soir.
Je vais me barrer prendre des photos.
Ca nécessite le calme les photos (surtout les nocturnes).
Je vais marcher encore et encore. Espérer ne croiser personne. Mais j'ai toujours une vieille excuse. Et puis le sudiste est plutot frileux, l'hiver c'est le bonheur car je ne les vois pas.
Ca va mieux avec ma coloc' mais bon...
Ce matin je monte dans le bus, je demande au chauffeur s'il va à mon taf, il me répond oui, je pars et je l'entends me dire "merci, bonjour".
Alors je me retourne et je vais m'excuser. Mais au lieu d'un sourire j'ai le droit à la diatribe "vous les jeunes vous respectez rien".
J'ai pété un cable. (En ce moment je perds vraiment patience) "T'es ma Mère? non, alors pourquoi tu me parles? Parce que toi tu me dis bonjour? Parce que toi tu me respecte?"
Je suis allée m'assoir, le bus part et roule. Un vieux demande l'arret du bus sauf que ce bus ne s'arrete qu'à l'autre bout de la ZI. Le chauffeur le sait et a lieu de s'arreter au bord du trottoir pour laisser le vieux descendre et pour lui éviter d'attendre une heure, il continue.
Psychorigide.
Je me rends compte à quel point je perds patience contre les cons en ce moment. Je suis plutot patiente mais la je ne supporte plus les petites remarques quotidiennes.
Chauffeur de bus à la con. Tu crois quoi? Moi aussi je trime pour gagner ma vie, moi aussi je galère pour payer mes factures, moi aussi je me languis du week end, moi aussi...
Moi je trime dans un fast food ou la plupart des clients sont chiants et me gueulent dessus alors que je trime.
Ils me disent "dites à votre supérieur", mais comprend que c'est moi le sous-fifre, c'est moi qui prends, tu crois que mon supérieur se souvient encore du moment ou il trimait comme un porc pour payer son loyer?
Je vais péter les plombs...
19:13 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.11.2007
"C'est la panique Mademoiselle, il pleut"
Hier j'ai raté le bus tout comme mon interro d'allemand ce matin (oui je fais de l'allemand, oui j'aime ça, oui ça me plait)
Aujourd'hui, je me lève de ma sieste, j'attrape difficilement mon téléphone portable, je vois que mon boulot a appelé.
Je rappelle "oui tu peux passer par un bureau de tabac? chesterfield light! merci"
On se fait pas chier mais au moins je gratte des points.
Et puis je me dépèche pour take the bus et j'attends, j'attends j'attends.
Et la le bus arrive avec 25 minutes de retard. "C'est la panique mademoiselle, il pleut"
Alors dans le Sud ce ne sont pas les grèves qui bloquent les bus. Et non c'est la pluie.
Les bus sont en sucre. Je vais bosser, je fais les frites. Je galère "C'est dans la galère que l'on apprend le plus" Mais moi j'aimais bien ma caisse.
Je rentre réunion dans mon salon mes coloc' la copine de ma coloc' et l'ex de ma coloc' et le coloc' de la copine de mon coloc' (ça va tu suis?)
Je me fais draguer par le coloc" de la copine de ma coloc' (bref l'autre gars parce qu'il y avait deux garçons, mon coloc' et celui qui me draguait parce que bon ma coloc' c'est une lesbienne enfin ça importe peu dans la vie mais dans mon explication un peu quand même)
Maintenant que tu n'as rien compris je vais te laisser méditer ces belles paroles.
...
...
Ca va mieux lecteur? (dis le que tu n'as rien compris, que j'embrouille les gens et que je suis incapable de m'exprimer de façon claire concise cohérente et tout)
Dis le que tu va fuir vers d'autres blogs en cliquant à droite et à gauche, sur la pub pérave en haut de ton écran.
Enfin bref, il pleut et les bus ne passent pas.
Ce matin j'arrive au taf, on me lit mon horreurscope, je dois faire attention à mes bronches. Ah ben pour une fois que c'est pas n'importe quoi (le mec de Métro m'espionne). Pour le coté coeur j'ai le droit à "écoutez les doléances de l'être aimé. Mon collègue me rétorque (car bien sur l'horreurscope doit être lu à haute voix signe par signe et commenté) "tu vois tu aurais du accepter la pénétration anale". Tout en finesse dans mon job. En plus j'aime beaucoup ce collègue.
Ils m'ont pété les couilles au boulot (pour parler dans un langage très chatié) à midi j'ai du faire les boissons et le soir les frites. Moi je suis une caissière, j'ai besoin du contaKt avec le client, de toucher du billet et puis de me faire bousculer dans la cohue devant les hamburgers.
J'espère que demain je m'amuserai un peu plus.
Allez bonne nuit les enfants. Il se fait tard.
00:18 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.11.2007
On se cotise pour un nouveau système respiratoire?
Je m'endors sur mon ordi, je me reveille, j'attrape difficilement mon téléphone, je vois que mon boulot a appelé. J'écoute le message "oui bonjour, si tu n'as pas besoin de venir bosser si ça t'arrange.). Je rappelle pour dire ouiiii ça m'arrange et j'ai droit à un "bouge ton cul de suite on a besoin de toi"
Je pars en retard, je vois mon bus qui part, je commence à courir face au mistral, je continue à courir. Je l'ai raté. Mais je n'arrive plus à respirer, je fais une crise d'asthme, je m'assois par terre, des gens s'approchent, je ne peux pas parler. J'ai l'impression que je vais crever la par terre je cherche désespérément ma ventoline. J'ai toujours ma ventoline. Comme les gamins dans la cours de récré. Et ma mère qui me demandait toujours "tu as ta ventoline? Oui maman je l'ai". J'entends des "appelez les pompiers" je fais non du doigt. Ca se calme.
J'ai l'impression de sortir d'un match de boxe avec mon système respiratoire (je fume un paquet de cigarette par jour)
J'appelle le boulot pour dire que je suis en retard. Le manaGer sympa me dit que c'est bon, il prévient.
Plus de bus, pas la foi pour le stop, je trouve une solution, je me retrouve à perpét pour trouver un autre bus.
Je suis dans une zone industrielle, il fait froid il pleut. Je sens la deuxième crise, j'aspire de la ventoline. Mon téléphone sonne "oui bonjour pourquoi tu n'es pas la? Je suis en retard, j'arrive. Tu n'as pas besoin de venir"
Je raccroche j'ai la rage. Je fais une crise d'asthme. Je temble. Ca se calme.
Au boulot, rien à faire. Je bosse une heure et demi.
Personne pour me ramener. Un collègue sympa se dévoue.
Je rentre.
Mon coloc' est seul.
Mon autre coloc' avec qui la cohabitation n'est pas toujours évidente vient nous présenter sa nouvelle copine.
J'entends la police sous mes fenetres, la pluie est propice aux vieux bourrés.
Il y a sa copine, faut bien se tenir.
Je pense que ma coloc' a toujours peur de nous présenter des gens. Et qu'on ne corresponde pas à sa putain d'image qu'elle veut donner aux gens.
On danse un rock dans le salon et au lit.
Bonne nuit!
00:58 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.11.2007
Boire et Déboires, activités extra scolaires (ou roule toi dans ton vomi je sais que tu aimes)
Hier je suis sortie dans LA soirée loose de mon école (genre 100 places vendues avec les places staff offertes!)
Je monte dans la navette et je suis avec les 1A insupportables (ceux qui ont perdu les élection pour le Bureau des Etudiants ci après nommé BDE)
Ils font les champions tout ca tout ca mais c'est quand même moi qui leur ai appris les chants de l'école.
Je rentre sans place puisque comme d'hab j'ai donné ma place à quelqu'un (mon invit'). Je me campe devant le bar et d'office on me donne un verre de cocktail mandarine bazooka (ou un truc du genre)
Ah j'ai oublié un point crucial, c'est une soirée déguisée et je suis déguisée en salope lycéenne (comprenez mini jupe et cravate, bref un beau scandale pour changer).
Je suis une amoureuse du pantalon over super méga large. (les gens ont pu découvrir que oui j'ai des jambes)
J'étais bourrée j'ai bu j'avais 8 tickets et à chaque fois je prenais 2 verres. Ouille mal la tête le lendemain.
Bonne soirée, pourquoi?
1. Les connards de soirée ne s'étaient pas bougé le cul donc on était en bonne compagnie.
2. J'ai fini fin ivre.
3. Tellement ivre que je n'ai pas remarqué qu'on m'avait vomi dessus. (C'est pas grave quand c'est les potes)
4. Le bar était plutot open.
5. J'ai recommencé à avoir envie de chopper en soirée.
6. Les petits merdeux ont perdu les élections.
Ce matin encore brumeuse, je me rends à mon RDV avec un ponte de l'école. Qui me raconte que j'ai fait nimp, que j'ai "rompu le contrat de confiance", ect. J'ai eu ma sauce et je me suis barrée en informatique.
Il m'a fallu environ 5 bonnes minutes pour réussir à rentrer mon mot de passe, j'étais bourrée. Après on a fait de l'exel (et je me gave sur exel). Ma voisine été impressionnée. Je te faisais de trop belles formules.
Je vais chercher à manger, je passe devant de shop de potes à moi, qui fument une cigarette. J'arriveje salue et la un trop beau chien (qui se révèlera etre une chienne mais dans l'action je n'ai pas pu voir) me saute dessus (j'ai un truc avec les animaux, les vieux et les clients chiants)
Le maitre du chien arrive après le chien. Et la tadadam (vous avez vu les 101 dalmatiens bon ben c'est le même principe). Le maitre du chien pote de mes potes n'est pas mal. A méditer.
Je sais que je lui plais. Bon on verra hein. (Souviens toi de ton rencart raté de l'an dernier)
Allez Allez je pense à vous. (Parrain si tu passes par la fais un signe)
16:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.11.2007
No escape
Bonsoir à tous...
Ce soir la vie est assez légère comme un bulle.
J'ai un problème avec Noel. Je ne pourrais pas remonter en Lorraine parce que je bosse et je n'aurais jamais une indispo pour remonter pour les fêtes.
Alors j'ai décidé d'inviter mes frères et soeur à venir. (En fait juste ma soeur et mon frère parce que ma grande soeur chiante elle pourra pas venir parce qu'elle travaille. Et puis je n'ai pas envie de voir sa tête. Pas depuis qu'elle a essayé de prendre 5 000 euros à ma mère pour s'acheter un appart')
J'ai une petite famille moi.
Alors si on peut on va se faire un noel comme on fait chez nous. Hamburger et glace. On se fait plaiZ (de la hagendaz pour les connaisseurs et je sais qu'il y en a ;) )
Et puis finalement on les emmerde.
Et puis comme cadeau à ma mère on lui paie le billet de train.
Etre heureux simple comme un billet de train.
Comme un espoir d'être ensemble.
Comme un noel pour de vrai avec ceux qui comptent.
Ceux qui m'aiment et point.
Pas ceux qui essaient de me changer.
Finalement on est bien peu sur cette terre à s'aimer pour de vrai.
Avant j'étais une fille plutot heureuse de vivre.
Je suis partie, j'ai du tout reconstruire.
Ils n'ont pas le droit de m'enlever Noel...
Donc on va se faire un petit truc sympa et ca fait plaisir.
Je vous embrasse (même ceux de l'autre bout du bout de la terre ou du TGV qui va à Paris)
00:31 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.11.2007
Tout un style se révèle
Loose un jour; loose toujours...
J'arrive en retard au taf... Pas fait exprès.
Je suis malade, j'ai fait une prise de sang, j'attends les résultats.
J'ai envie de pleurer.
J'ai envie de tout foutre en l'air.
De leur dire d'aller se la mettre profond grave...
Ces petits connards qui veulent tout foutre en l'air.
Je suis fragile bordel.
Je suis quelqu'un. De respectable en plus.
Mais ils ont l'air de rien comprendre.
Je vais vaincre, mais ce n'est pas pour tout de suite...
03:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.11.2007
Insolente Vanité Qui Nous Fait Croire...
Je me lève en retard, il est 9h et je dois partir à 9h20. Je n'ai pas eu le temps de travailler avant de partir.
Je cours parès mon bus et tambourine contre la porte. Le jour de l'évaluation du restaurant par la franchise aucun moyen d'être en retard, c'est le renvoi assuré.
J'arrive, ouvre la porte, dis bonjour. On me dit "tu as vu?". J'ai vu quoi (mec j'ai les yeux tous collés du matin donc NON)
On a l'electricitée coupée! Et merde pas moyen de pointer. Je me change, m'assoie dans la salle comme une équipière désoeuvrée.. J'attends. L'ambiance est étrange, il fait noir, ça ne sent pas l'habituelle odeur de friture-burger-sueur d'équipier- javel...
Le mec qui doit nous évaluer est assez emmerdé car il n'y a rien à évaluer. Je tente de bosser rapidement tandis que K. vient me parler. K. est très jolie, sympa avec un grand sourire. Elle me demande mon prénom, on commence à parler, notamment de ma collègue avec qui j'ai des problèmes.
On pars finalement bloquer les gens à l'entrée du resto avec un mistral hurlant...
Et d'un coup branle-bas de combat, tout se rallume grills, toaster, caisse, frigo... Ca grouille d'équipiers survoltés. On va leur montrer, montrer qu'on est une putain de bonne équipe. Ce qui est bizarre c'est qu'on a un taf de merdeuH mais finalement on est fiers de montrer qu'on est bons dans ce qu'on fait..
Je rentre et je sens une odeur rassurante, celle des grills et des toasters, il fait chaud dans la cuisine et ça s'agite dans tous les sens...
J'aime beaucoup la cuisine, c'est rassurant, il n'y a pas de place et tout a une utilité. Ce qui est bien dans mon boulot (et c'est ce qui est super gavant aussi) c'est que tout est réglé. Chaque chose à sa place et vice et versaille.
Derrière ma caisse, je fais un rush de porc, un chiffre de malade, des tickets resto dans tous les sens, des macs et des frites de partout. Pas une erreur de caisse.
Quand ma caisse bug, je gère mieux que le directeur. Je les sèche tous... Allez Salut.
La meuf qui me traite tout le temps s'est fait chopé par les managers. Ils m'ont défendus. Elle ne viendra pls me faire chier cette connasse. Allez retourne à popstar... (oui elle veut faire popstar, moi prix nobel de la paix... Une autre culture)
Je zone dans le resto l'aprem et fait le soir au drive... Je galère, je ne suis pas très bonne au drive mais je sais que le manager veut que j'apprenne... Mais moi je ne sais pas faire...
J'ai tout appris sur le tas, des fois on me montre des trucs vite fait mais c'est toujours un peu carnage..
Je rentre et j'appelle la Madre. Ma Madre a toujours une solution... Je leur ait dit appelez ma Madre elle saura toujours quoi faire pour se sortir de la merde.
Je rentre crevée, je passe à un anniversaireuh, rentre et zone.
Mon école n'est pas bloquée. Je suis contre le blocage des facs. Moi je travaille, quand les grevistes mettront la main à la frite on pourra commencer à parler...
Louise
00:38 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12.11.2007
Orphelin dès que le jour se lève
Orpheline dès que le jour se lève je sais que mon jour viendra.
Fille de la nuit, j'implore la Lune de m'accorder un seul regard.
Demain je bosse toute la journée? Ca va pas être vraiment facile.
Je profite de mon nouvel ordinateur tout beau tout blanc.
Informatique demain matin...
Week end sympathique avec mon larron de coloc'. Heureusement qu'il est la ce petit.
Week end de Mémé mais à noter tout de même j'ai lu "essai sur le don" de M. Mauss. Ca vient compléter mes cours de prépa.
Je me rends compte que je ne vous ait jamais vraiment parlé de ma prépa.
J'ai fait une hypokhâgne B/L "lettres et sciences sociales", qui est je pense une des formation intellectuelle des plus intéressantes.
La prépa je me souviens le tableau des colles, l'odeur du couloir du lycée, les clopes à la pause, les dissert' de 12 pages, les concours, les profs super intéressants, les pouffiasses de ma classe, Camélia ma pote et François mon ex
Un petit cocon parfait, mon 1er appart au 88 rue Charles Keller, les pires fêtes qu'on y a fait et puis les nuits d'amour avec mon ancien amoureux. Les pates au tomacoulis et puis mes rats...
Mon deux pièces pour 250 euros moins 150 euros d'APL et puis mes plantes vertes et ma beuh qui sentait bon. Les pétards avant de dormir et la Cé le week end.
Les after de porc et mes potes tox, les bracelets réalisation artisanale, les discussions jusqu'à pas d'heure, le retour de mes parents dans ma vie quand je les ai invité à manger.
Les affiches de teufs et de concerts, mes livres de partout et mes fiches de lectures. Le reveil qui sonne tous les matins. (Je n'ai jamais séché en prépa, d'ailleurs je sèche rarement les cours obligatoires)
Mon pote Quentin complètement à l'Ouest, Nancy la place Stan et la coupe du monde de foot, le Mike et mes draps rouges.
Une vie construite et banale avant de venir dans le Sud. Le canal juste derrière et le confo taggé ou on prenait des Pilz avant de tripper des nuits entières. Les courses de caddies sur le parking derrière et les bolas enflamées, les fêtes dans les bars, les cuites et puis le concours...
La gare de Nancy avec ses baraques à frites devant, mon gros prof d'histoire mégalo et puant, ma prof de français trop intelligente et très délurée, ma prof d'allemand autrichienne et rigide mon prof de maths en bon papa paumé, mon prof de géo tellement vieux que je croyais qu'il allait me mourir entre les mains, mon prof de pholi très ontéressant dans son pull rouge ma prof d'éco qui parlait comme un grincement de porte...
La prépa quoi...
01:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.11.2007
Pas de quartier "car les blocks sont mon loft et les party c'est ma life"
Mon alter ego et moi même.
Lui et les autres.
Les autres et eux.
Eux et moi.
Moi et lui.
Moi et vous.
Lui et le sol gelé.
Mélancolie et Destin.
Oubli et Révolte.
Révolte et Rage.
Rage et Mélancolie.
Oubli et Mélancolie.
Mélancolie et Compassion.
Oubli et Mort.
Echo.
Cache ta face à ton père le jour.
Echo.
Une vie.
Une compromission de plus.
Un hurlement.
Une haine.
Un amour.
Une relation.
Une fin.
Je recommence à kiffer un peu plus mes journées. J'ai retrouvé un pote.
Echo
Je suis celle qui accueille
Les mômes en mal d'amour qui se perdent bien souvent dans ma gueule
Ceux qui demeurent sans repères
Gosses de familles détruites, ils me prennent comme mère pour avoir des
frères
Je deviens celle avec qui ils passent le plus de temps
Et ils sont fiers d'être de mes enfants
Ils portent mes couleurs dorénavant
Ils doivent prouver qu'ils sont dignes de mon rang
Me prouver à moi en prouvant à leurs frères
Qu'ils en ont dans le froc en provoquant l'enfer
Qu'ils puissent étoffer leurs palmarès
Pour alimenter le pacte, jusqu'à qu'ils se perdent dans leurs prouesses
Je leurs ai inculqué qu'il y a ni bien ni mal
Juste des faibles et des forts à l'instinct animal
Parce que dans mes artères coule la jungle
C'est chacun pour soi et tous sur celui qui va geindre !
Je suis la rue
La mère des enfants perdus
Qui se chamaillent entre mes vices et mes vertus
Je suis la rue
Celle qui t'enseigne la ruse
Viens te perdre dans mon chahut !
Viens ! tu m'as choisie comme mère quand tu es en vadrouille
Reste avec moi, quitte les bancs scolaires, j't'apprendrai la débrouille
Tu n'as pas de place dans leur monde mais ici je t'en donne une !
A toi de la garder ! du ciment tu peux faire fortune..
Conduis toi comme un roi, le reste viendra
J 'suis avec toi mais faut honorer le pacte, souviens toi
Je t'enseignerai l'agilité pour dompter la chance
J'ai composé la chanson celle où le Diable mène la danse
Coeur orphelin, je t'offrirai des sensations
Des jerricanes d'adrénaline, pour assouvir tes tentations
Tes parents vont me maudire, alors sans une excuse
Pour moi, tu vas les faire souffrir, je serai la cause de vos disputes !
Moi qui t'accueille à bras ouverts si tu prends la porte
Viens ! j 't'offrirai de l'argent à t'faire et plein de potes !
Qui seront tes compagnons, tes frères, car mes fils
Aveuglés, c'est à coeur joie, que vous sombrerez dans mes vices !
Je suis la rue
La mère des enfants perdus
Qui se chamaillent entre mes vices et mes vertus
Je suis la rue
Celle qui t'enseigne la ruse
Viens te perdre dans mon chahut !
Pour monter en grade c'est vole, deale, cambute, dévalise
Mais non balise pas, ça t'aide à affûter ta malice
Mais réalise, que si tu t'fais pincer, tu n'as plus de valeurs à mes yeux
Tu seras seul, moi mes enfants sont nombreux
Mais même en taule tu seras fier d'être un de mes mômes
Moi qui ai gâché ta vie en te façonnant dans mon monde
Je t'ai détourné des tiens, ta famille, tes études
Et toi tu me chantes des louanges, certains font même des raps sur moi
Bon à convaincre les indécis qui doutent de mes vertus
Je suis la mère diabolique des enfants perdus
Certains y ont laissé leur vie, si jeune, est-ce dur à croire ?
Mort pour l'honneur, pour le pacte, mort pour ma gloire !
Je suis la rue sans scrupules et sans coeur
Je me nourris de ces âmes perdues, si jeunes et en pleurs
En manque d'amour, je suis le recours de ces gosses en chagrin
Laisse pas traîner ton fils, sinon il deviendra le mien !
Je suis la rue
La mère des enfants perdus
Qui se chamaillent entre mes vices et mes vertus
Je suis la rue
Celle qui t'enseigne la ruse
Viens te perdre dans mon chahut !
La rue t'élève et te tue,
C'est pas ta mère et si tu crèves, elle aura d'autres enfants,
La mort ou la prison,
Le laisse pas chercher ailleurs, l'amour qui devrait avoir dans tes yeux
Je sors, je vais boire avant de sombrer dans les limbes de l'alcool.
Permettre à Monsieur le Vent de jouer avec mes cheveux avant de passer au fond de mon lit.
Bonsoir
23:08 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



