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31.12.2007

La guerre contre 2008

Vite fait bien fait 2007 s'en va comme elle est venue... Discrètement sans bruit, sans vague... Dans un brouillard.

L'année dernière on ne se connaissait pas. L'année dernière à nouvel an j'ai tenté par tous les moyens d'éviter mon ex pour le nouvel an. Je suis partie sans dire à personne à Paris chez un mec que j'avais rencontré sur un chat, qui m'a accueilli en banlieue. J'ai passé un nouvel an avec des gens qui jouent au poker, des ges de 30 ans et plus, j'ai enquillé beaucoup de bière tout en répondant au téléphone, avec mon potes on ne s'appelle pas à minuit mais quand on vomit...

Les vieux (qui soit disant enquillent comme des brutes ont découvert mon ame de bucheron slovaque quand je les ai tanné au concours de shoot). Dans des moments tels que ceux la, je ne peux me rappeler avec humilité de mes maitres... (merci les gars de m'avoir élevée comme un garçon, de m'avoir appris à boire bien plus que de raison, à avoir cet orgueil de ne jamais perdre au jeux à boire)

Je leur avait ramené de l'herbe du Pays, pour une fois qu'ils ne fumaient pas de la locales, ils étaient comment dire, joyeux. Vers 3h du matin, je me suis enfermée dans les toilettes avec mon sac, j'ai sorti ma pochette de CD, ma paille et ma Cé. Je me suis fait une trace, j'y suis retournée environ toutes les heures jusqu'à 8 heures ou j'ai pris le Rere pour rentrer chez lui)

On a fait l'amour. L'aprèm, à peine levée, ça sonne à la porte, son ex. Elle lui fait une crise, il me dit qu'il faut que je parte, je suis partie. Je l'aimais bien, il était pas mal. C'était un bon délire. Mais il m'a finalement bloqué sur msn. (ButagaZ si tu m'entends, requiem pour ce nouvel an)

L'année d'avant, j'avais bu dans une bouteille de Moloko (Rhum+lait+sucre) d'un squatteur, sauf que dedans il y avait de l'acide mais personne ne m'avait prévenu. Donc je suis allée chez un pote pour chopper du bédot, j'ai fumé un pétard et j'ai eu des hallu de malade... J'ai cru que je devenais folle, j'ai passé la soirée à refuser tout ce qu'on me tendait. J'ai oublié de préciser que mon copain de l'époque (ce gros connard Kev' si tu me lis) s'était barré avec son ex aux Pays et m'avait lachement abandonnée. Finalement c'est le Frérot qui était venu me chercher en pleine hallucination sur le banc de la gare, je ne savais plus trop qui j'étais...

L'année d'avant, j'ai perdu mes potes à Amsterdam, les buvards étaient vraiment trop imprégnés. J'ai galéré des heures avant de m'endormir sous une porte cochère...

Je peux remonter encore comme ça 10 ans...

 Je suis maudite de nouvel an.

Cette année, une seule solution: une bouteille de vodka, deux de jus de fruit rouge, deux bouteilles de secours.

Un t-shirt blanc avec écrit "2008 ta mère c'est la soeur de ton père" au marqueur noir. 

Et je ne sais pas ce que je fais pour tenter de conjurer la malédiction.

On n'arrete pas de me le dire, je suis une meuf cinglée, louche, bizarre voire qui se déguise en moche (et toi si tu me lis DTQ)

Alors je ne réponds plus de rien. De toute façon je ne réponds jamais de rien...(Mais la c'est pire) 

Si jamais je meurs: mes CD à S. du foyer (qui elle seule saura écouter religieusement ma musique), mes livres à mon frère sauf La vie devant soir au Frérot, je veux être incinérée avec mon mac...

Donnez mes organes (évitez les poumons le pauvre serait mal barré) et faites un grand bucher sur le parvis de mon école avec une grosse bouffe et les bérus en fond (Je veux Ainsi squattent-ils au moment de l'embrasement)

Mais vous savez pourquoi je déteste ce nouvel an? Parce qu'il n'y aura ni E. ni M. ... (les gars je suis tellement désolée, j'ai été tellement conne... Je sais que votre pardon ne viendra pas.. Mais je vous aime...)

Parce qu'il n'y aura pas d'hallu, ni de squat, ni de pillules roses, ni de son, ni de danse, que je ne ferais pas partie du front des marginaux..

Mélancolie, ma douce, demain tu me rappelera pourquoi tu es la.

Encore une fois merci à tous le monde. Merci les gars, Dieu seul sait à quel point je vous aime, à quel point vous me manquez tous les jours.

E. à quel point la vie sans toi n'a aucun sens, à quel point tes bras étaient un refuge, à quel point je me sentais en sécurité avec toi à mes cotés, à quel point je t'estimais, à quel point je regrette... Tous les jours je pense à toi.

Et pour toi mon Pedro, ton souvenir vivace. Si je ne peux pardonner, car je suis trop jeune et trop conne pour comprendre... Je ne les laisserai pas faire...  Pedro tu sera vengé. De quelle façon je ne sais pas. J'ai des armes maintenant, ils t'ont laissé mourir. Ils paieront. Car tu es une de mes dernières image d'humanité malgré tes dents cassés et ta parka dégueulasse tes bras troués et ton corps frêle. Tu sera vengé, un jour la gamine sera une femme... Ils verront... Ils sauront... Je n'ai pas oublié... 

Jeune fille de la nuit crie vengeance pour squateur maudit. Petite soeur de Minuit ne laissera pas ce crime impuni. Mélancolie vient te voir toutes les nuits...

Louise 

 

29.12.2007

"Je peux vous encaisser? Voyons on se connait à peine..."

Ca y est l'étape Noël est franchie, j'ai fait un sapin kitsch avec des boules rouges et dorées (sang et or serait plus approprié, j'ai hésité à mettre un drapeau aux couleurs de l'école en guise d'étoile, bref j'ai fêté Noel)

 Je n'ai pas posté depuis moult, bien occupée par Noël et tout ce qui va avec (je présume que pour vous c'est pareil...)

Fin des partiels rime avec retour au boulot.

Ils ont une nouvelle lubie au travail, me faire travailler tard le soir. Rappelons que mon fast food est situé en pleine zone indutrielle donc le soir il y a dégun (personne ça veut dire en sudiste)

Donc le soir c'est la mission qu'est ce qu'on fait. Le gars qui fait les plannings a une lubie très drole c'est que je ferme toujours avec le même manaGer qui s'en branle de ce que je fais. Avec mon collègue on s'enfile des litres d'ice tea en attendant d'hypothétiques clients qui ne viennent pas.

C'est chiant, parce qu'on est formatés à être super chauds, et la rien. (Un peu comme un GI en Irak, sauf que nous ne torturons pas les clients)

Tout ça pour introduire quelques morceaux choisis.

Scène 1 

Un homme rentre.

"Bonjour nous ne sommes pas fraçais nous venons de... (je ne sais plus mais enfin loin, genre un pays sans macdo), vous pouvez nous mijoter un petit plat?"

(Moi morte de rire): Monsieur vous êtes chez Macdo...

Scène 2

Je prends une commande, j'encaisse rends la monnaie avec un grand sourire, le gars me jette un regard noir... En préparant la commande, je dis "putain ils ont gagné la prix de la voiture la plus souriante de la soirée". Mon collègue se penche, regarde et dit "ah ouais, ça respire la bonne humeur". Je lui tends sa commande il me dit "Abstenez vous la prochaine fois ou fermez la fenêtre..." 

Scène 3

Je prends une commande avec la casque donc je ne vois que le conducteur. L'homme me parle avec un accent incompréhensible, j'arrive à prendre sa commande. Puis sa femme parle mais je n'entends rien. Je lui dit d'avancer pour que je prenne sa commande de vive voix.La voiture s'arrete, deux hommes morts de rire...

Scène 4

Je prends une commande (toujours au drive). Je vois que je suis seule mon manaGer et mon collègue disparus. Je prépare les sandwichs, la commande, la donne au mec. Je suis vraiment polyvalente...

Scène 5

Au drive, je prends une commande, le mec ne prend rien. Je prends la commande suivante. Je vois la première voiture qui n'a rien pris attendre au guichet. Je le vois,je lui demande ce qu'il veut. 

"Rien j'ai essayé de faire comme le mec sur youtube"

Bref au boulot je me marre. Les clients sont quand même très drôles... Et puis le soir on est payés plus, on branle rien sauf boire du coca et bouffer vite fait des burgers. J'aime bien...

 

 

22.12.2007

La misère ne choque que les riches

Coming out and uP...

Les gens ont différentes raisons de faire de études. La plupart vous diront que c'est pour faire un taf pépère pas trop mal payé avec un peu de chance la sureté de l'emploi...

Mais en fait c'est pour la thune qu'on travaille. (Enfin moi, je ne suis pas altruiste au point d'aimer les Big maC)

Pourquoi les gens veulent de l'argent? (Il y a presque autant de mots d'argot pour dire argent que pour dire sexe, il doit bien y avoir une raison. Mon préféré reste un mot lorrain. Les gens utilisent "love" pour dire argent. Ex: J'ai pas de love... C'est plutot révélateur)

Parce que l'argent c'est la seule valeur de notre société...

Le seul problème c'est que j' ai vécu environ 3 ans sans argent, (je veux dire avec environ 300 euros par mois pour tout payer: loyer, cigarettes, bouffe,... Une seule chance celle d'être une fille et de ne payer que très rarement mes pillules roses qui donnent du bonheur...)

Donc le problème réccurent des gens ne me touche pas trop. Je vis avec ma bourse, une partie de ma paie...

Mais je n'ai pas peur de devenir une exclue... Ca me motive pas d'avoir des poches qui vomissent des dollars,... Comment voulez vous que je me batte pour un truc dont je m'en fous. (Tiens je vais devenir fleuriste avec mon BaC+5 c'est pas dla boulette ça?)

Ca me fait juste chier quand certains claquent dans une bouteille de champagne les 2/3 de ma paie...

Ca en deviendrait très vulgaire et indécent.

Je hurle vengeance, mais à l'intérieur... Je fais comme si c'était normal... 

Peut-être qu'un jour je serais comme ça... 

Ce que je ne comprends pas non plus c'est pourquoi les gens ne se mettent pas en grève pour soutenir les mal logés, explusés, sans papiers... Tous les pauvres, les sans voix...

La seule différence entre les riches et les pauvres c'est la solidarité.  Moi je suis solidaire... J'essaie, je suis devenue différente mais eux ça pourrait être moi parce qu'avant c'était moi...

Des mondes s'ignorent.. On pleure des années sur le Tiers Monde et quand ils arrivent à s'en sortir un peu, on hurle au péril jaune...

Pourquoi moi je touche une paie bidon... Je sers des gens qui ont des american express, je ne savais pas vraiment ce que c'était avant... (vous savez qu'il n'y a pas de petite puce? C'est une bande magnétique. Je sais c'est louche mais c'est cainri que voulez vous...)

Je n'aime pas le bus pour aller au boulot, il est glauque. Il va à la ZAC. C'est moche.

Hier j'ai closé... Ma première close, fini à 2h 30 (mal aux fesses...), rentrée à 3h fin crevée...

Alors je ne serais jamais comme eux...  

 

 

 

20.12.2007

Petite Soeur de Minuit

Petite Soeur de Minuit: Pourquoi je suis devenue Louise Clerelle.

Je suis quelqu'un de très banal... je vis une vie peu passionante entre mes études pas toujours transcendantes, mon boulot qui représente le sommum de l'exploitation salariale et mes loisirs qui se partagent entre repos durement mérité du travailleur et beuveuries étudiantes dans lesquelles je m'illustre comme étant résistante à l'alcool (plutot socialement valorisé).

Je suis présidente d'une ass0 et pas n'importe laquelle ce qui me confère un statut particulier dans mon école de personne qui décide, qui dirige et qu'on ne fait pas chier. (En fait c'est la source de mon statut social mais ce qui compte est que la plupart des gens ont peur de se faire déchirer au concours d'alcool ce qui ruinerait à jamais leur crédibilité et leur virilité et tout ça et tout ça)

Donc je suis une fille plutot connue et plutot appréciée enfin je pense.

En fait un peu à l'image de Dr Jekyll et M. Hide j'ai repris mon identité au fil du temps. J'ai du me la réapproprier. J'ai mis longtemps à m'habituer au fait qu'on ne m'appelle plus Louise, qu'on utilise mon prénom complet.

En partant de chez moi j'avais totalement fait abstraction de cette identité. J'étais devenue quelqu'un d'autre. Je m'étais tuée moi même..

Et je suis revenue de cette longue errance, de ce voyage. Je n'en parle jamais. Juste les endroits ou je suis allée. Mais pas plus... Car de cela il n'existe pas de mots dans votre langage. Les mots ne recouvriraient pas les même choses. Utiliser les mots serait tuer l'expérience brute en l'enfermant dans les boites que sont les mots. S'il n'y a pas de mot, alors l'expérience n'est pas vécue alors elle n'existe pas. Ainsi je ne deviens pas folle. 

Le problème n'est pas de partir, il suffit d'ouviri la porte mais de comment revenir. Comment admettre l'erreur, comment pardonner l'errance qui n'est pas uniquement physique mais aussi morale.

Ces milliers de kilomètres, l'asphalte qui défile comme autant de respirations. On s'arrête, rencontre des nomades d'un genre nouveau autour d'un café...

Et un jour on rentre, il faut réouvrir la porte et regarder enfin ce qu'on a fuit. Voir que sa famille a menti sur les raisons du départ, que la mère est toujours au fond de son lit à bouffer des médocs et le père encore au travail d'ou il rentre harassé et distant.

Comprendre très vite que la seule chance c'est l'école. Prendre tous les livres et les lire de façon compulsive. Aller en teuf pour permettre de catarsiser tout ça.

Danser des heures hypnotisé par le son, la drogue, les lumières. Entrer en transe. Retrouver le monde joyeux mais artificiel, ce monde qui  oscille entre volonté de tout changer mais qui ne peut se passer de pillules et de coke.

Ce monde parfait dans lequel les gens s'embrassent avant de sombrer dans la paranoïa. Ou la descente n'est qu'une question de point de vue et ou finalement au début un valium puis un valium plus un lexomil et finalement un valium un lexomil et un skenan, tout passe mieux.

La peur de devenir comme la Mère effondrée par des années de labeur, qui s'enterre au fond d'un lit qui n'en finit plus. La Mère qui se gave de médocs immondes multicolores en pleurant. En entendre des insultes à l'école puis au bahut, ne jamais montrer la Mère à personne de peur qu'elle t'insulte. Ne rien dire au Père parce qu'il s'en fout et de toute façon les gosses ce n'est pas à eux de se plaindre, ils bouffent tous les jours alors vos gueules sinon ma main dans ta gueule et si ça suffit pas jusqu'à ce que tu comprennes.

A l'école ne rien dire surtout ne rien dire. Tu veux partir à la ZE? Hien tu veux y aller. Et en plus tu crois que c'est ta faute hein. Tu commence à avoir peur. Mais tu continue parce que tu sais qu'un jour tout ça va changer.

Alors un jour tu pars et personne ne comprend. Mais à qui peux-tu dire que ta mère a une névrose au niveau de la bouffe, qu'elle ne mange rien pendant une semaine et qu'après elle se gave pendant des heures?

Faire face aux questions des profs brandir son bulletin et expliquer que tu es la meilleure de la classe et donc que tout va bien. De toute façon personne ne s'intéresse au premier de la classe. Tu es propre tu n'es pas maigre...

Personne n'a jamais rien vu. C'est peut etre ca la dignité.  

A qui tu peux dire que ta mère elle a tellement honte de sa névrose qu'elle n'est jamais venu voir la seule chose qui te tient à coeur: ta jument.

A qui tu peux dire que ta mère t'as laissé en bas de ton internat parce qu'elle a honte de monter les escaliers.

A personne, tu es seul. A qui tu peux dire que tu hais ta mère?

A qui tu peux dire que tu as galéré? 

Jamais une victime. Tu sers les dents, tu fumes des joints, tu relativises. Tu apprends la vie doucement, simplement.

Voila pourquoi je suis devenue Louise Clerelle. Parce que ce que Louise Clérelle a vécu jamais je n'aurais pu le supporter.

Parce qu' un jour je suis revenue. Pas pour leur montrer, j'ai vu beaucoup de chaussures de bourgeois.

Je suis rentrée dans un nouveau monde. Ou j'étais encore une fois seule... J'ai du tout réapprendre. Je n'ai pas la culture de cette école. Dans ma promo (qui est une exellente promo), j'ai rencontré des gens. Simples et humains.

Je me suis forgée une estime. Essayé de rester fidèle à mes engagement: solidaire et libre. Libre surtout. J'en maitrise la plupart des codes à présent. Soit c'est une force parce que je peux gagner. Soit c'est une faiblesse parce que je peux perdre espoir.

Se lever le matin, aller trimer... Trimer pour avoir le droit de continuer. La rédemption a un prix, à nous de savoir combien on est prets à le payer.. 

Méancolie est un rêve, une chimère, le dernier refuge. Le refuge perdu, d'une époque bercée d'illusions et de son. L'illusion de faire partie de ce monde. D'y avoir trouvé une place, la mienne. 

Ce refuge est pleuplé de gens magiques. De ces gens qui m'ont soutenu, de ces deux personnes qui m'ont redonné confiance. Car ce sont eux qui m'ont donné la confiance de continuer. De continuer à ma battre. De ceux qui m'ont dit "ta place est la bas". De ceux que je n'oublierai pas... De ceux à qui je dis merci... 

La Rue est mère des enfants perdus. Seule la Lune nous a vu grandir et souvent c'est à elle que s'adresse nos sanglots au fond de la nuit noire. Car la Lune nous éclaire de son ventre rebondi. Elle nous rassure.

Si la came nous abandonne, seule la Lune éclaire notre folie, nos passions et notre déraison. Je fais partie de ces enfants qui ont grandi avec la Rue et la Lune comme seuls repères... 

Voila comment je suis devenue Louise, Fille de la Nuit et du Vent, ne vivant que dans l'obscurité et ne trouvant réelle justification que dans la lutte.

19.12.2007

A la bonne heure

En ce moment je nage en pleine zone minée de partiels, de questions sur lesquelles je devrais avoir un avis. Je donnerai pas les sujets parce que les gars de ma promo sont assz cons pour les googeliser et voir s'ils auront 14 ou 15...

Alors je suis numéro 75 dans mon amphi ce qui n'est pas un numéro porte bonheur pour moi... (Je rappelle à tous l'union des chifres magiques le 8 et le 6). Donc oui je traine un boulet à la patte je suis 75. (Ce qui reste toujours l'inversion de chiffre de mon département d'origine mais bref on s'éloigne du sujet)

Donc les partiels comment en 8 pages régler tous les problèmes de la nation en dépassant (mais pas de beaucoup) la dimension ploum ploum tralala dimension café du commerce. L'année dernière j'ai écrit une nouvelle Constitution, cette année j'ai rendue l'administration beaucoup moins froide, l'année dernière j'avais résolu le chomage grace à une politique de new deal assez ambitieuse et cette année j'ai failli résoudre le conflit au Moyen Orient. J'oubliais une de mes plus belles réussies une simualtion de libération d'otage colombien (les FARCS n'ont qu'à bien se tenir...).

Bref je suis la solution théorique de tous les problèmes de l'tat, de l'envirenement aux nouvelles politiques sociales en passant par les relations internationales.

Mais bien sur comme la plupart de mes condisciple, je crache sur le pouvoir en place sauf que moi je connais des sans papiers...

"Marie-Charlotte aimerait me faire coire qu'elle a des amis basanées mais ce ne sont que Peirre et Louis qui rentrent bronzés de l'Ile de Ré" 

Des fois franchement ce que j'écris je n'y crois pas mais je tente de coller au plus près de l'opinion de mon prof de droite... Et oui nous sommes d'immondes gestionnaires, technocrates et non pas des idéalistes.

Le pouvoir ça nous connait (au moins 25 théories différentes pour comment le prendre et 254 pour comment le perdre), comment embobiner les foules. Prendre et garder le pouvoir, des théories de domination par l'école et tout et tout.

En fait plein de fois j'étudie les mécanismes qui font que je sors d'un milieu de merde, je regarde tristement les statistiques des enfants d'employés en me voyant tour à tour chef et au mac Do...

Bref que du bonheur ces cours ou on met des enfants dans des catégories et des catégories sur des destins tout ça pour t'expliquer que toi ben t'es grave dans la merde. Et en plus on t'explique pourquoi. (Merci les gars, merci)

Alors bien sur les profs pensant s'adresser à un public de gens avertis avec des parents de CSP supérieures n'y vont pas de main morte avec force de clichés et de details de pourquoi du comment. 

Et la tu espère très fort que tu va réussir à dépasser tous les obstacles qu'on a fait pour que la place qoit gentiment réservé aux rejetions de ceux qui ont du pouvoir...

Alors bien sur tu as quelques modèles, des sortes de légendes urbaines de tel gars qui a galéré et qui s'en est sorti... Mais bientot tu retourne sur terre car Papa ne peut pas te trouver un stage (et Maman entre les heures sup' et la depression c'est mal parti...)

Faut bien que quelqu'un te paie tes études... et puis non tu te les paie toi même... Histoire d'enfoncer un peu plus le clou... Ce ne serais pas drole. C'est pour fignoler ton image de self made woman (tu y repensera quand tu finira manaGer dans ton fast food)

On t'a fait miroiter une pseudo égalité des chances, et toi naive tu y a cru. Parce que toi tu voulais y croire. Et que d'ailleurs t'es encore une des seule personne à y croire.

Tu ne prendra pas ton air blasé en t'envolant à l'autre bout du monde, parce que tu n'es jamais allé à New York...

Et oui tu fais partie de la catégorie pauvre en grande école, on va bientot te mettre dans une vitrine tellement tu te fais rare. Pendant que ton Super Président va faire le 2500000000 plan pour la banlieue tu ira trimer en regrettant la trappe à pauvreté qui fait que tes parents ne peuvent pas te donner de sous mais que tu ne touches pas de bourse...

Tu entendra tes condisciples parler de vacances et toi tu trimes dans ton magasin de chaussures...

Ca aurait pu être pire t'aurais pu faire la fac...

 

 

 

 

18.12.2007

Fuck Me I'm Famous et bien plus encore

La remise des diplomes s'est déroulés comme prévue sauf que jétais pas véritablement bourrée. J'avais bu de façon raisonnable mais le retour des fameux 4A (enfin les miens) m'a fait beaucoup rire.

J'ai chanté au karaoké avec un pote pour pourrir les moches qui dansaient.

J'ai beaucoup ri parce que finalement maintenant c'est rideau pour les diplômés.

Je suis en pleine période de partiels. Comprenez que ce n'est pas facile, aller en freestyle, à l'ouest et bien plus, raconter débiter balancer des cours (qui ne sont pas tous transcendants)...

Maintenant on va mettre en place le PACTE DU BLOG:

  • Si vous me connaissez en vrai ne dites rien à personne, parce que je vais parler de trucs qui concernent des gens que vous connaissez. Et je ne veux en aucun cas qu'il sachent quoi que ce soit.
  • Je sais que ce pari est TRES risqué, mais je prends le parti de la confiance. Je peux tout perdre. J'en suis consciente.
  • Je suis une fille imparfaite, parfois méchante et cynique mais dans la plupart des situations j'essaie de suivre ma conscience. 
  • Ce blog est MON espace de liberté et j'ai donné l'adresse à deux personnes, celles qui sont tombés dessus par hasard.
  • J'ai compris que plusieurs personnes lisaient mon ancien blog et que je ne le savais pas (bien sur j'ai tout nié en bloc
  • Alors n'utilisez pas ce que je dis ici même si vous pensez que cela pourrait arranger des situations.
  • Et si jamais vous le faites, plus jamais de nouvelles de moi. Je peux être méchante car je connais la violence.

Je suis une apatride de la relation amoureuse. Depuis septembre, je couche avec un jeune homme de mon école mais qui est parti continuer ses études ailleurs.  Depuis septembre, je me suis tapé deux ou trois mecs autres que lui mais just for having sex et rien d'autres. (Dans ton lit je suis le vent qui passe)

Depuis septembre, on est la à se regarder comme deux cons, aucun pour dire à l'autre j'ai vraiment envie de toi, pas juste pour le délire, mais j'ai vraiment envie.

Ca fait environ un an que l'on ne m'a pas dit ça. J'ai réalisé ça tout à l'heure. Un an que personne ne m'a dit, c'est avec toi que je veux construire quelque chose.

C'est pas vraiment que ça me manque pour moi, tout ça ce sont des conneries, j'ai vu mes parents, j'ai vu les parents des autres... 

C'est juste que non, rien.

Alors je m'interroge, c'est le doute. A force de ne rien attendre on finit par partir... Lassé d'attendre un geste, un quelquechose, une attention...

Je doute. Bon je sais ce n'est pas le moment, demain je planche sur du droit international...

Louise

(Et pas un mot à vous savez qui... même toi Parrain) 

 

15.12.2007

Brune

Je veux vous parler d'un tourant majeur dans ma vie...

JE SUIS BRUNE.

Ah la bonne blague.

Fini les "tu es dans quel lycée?", "Tu es venue avec ta grande soeur" quand je suis avec ma petite soeur, "putain tu ne fait vraiment pas ton age", "la majorité ça approche"

Mais aussi les tarifs enfants, moins de 18 ans (oui j'avoue à la piscine, chez le coiffeur, le bus ect...)

Fini les "J'ai une histoire de blonde", "tu restera toujours une gamine", "whah le blonde"

Voila mais rassurez vous je suis toujours la plus belle femme de la terre après Maïté.

Fini le fardeau de la VRAIE blonde.

Fini le "tu es la fille du facteur" parce que je suis la seule blonde de ma famille. 

Louise 

14.12.2007

Misérable, minable, à l'envers, cuitée, bourrée...

Ce soir c'est la remise des dplomes. Ce sont mes potes qui vnot être diplomés. C'est un grand jour. Je suis trop fière. Il y a peu de moments ou j'ai vraiment l'impression d'appartenir à mon école. Il y a les jour de la rentrée et la remise des diplomes.

Ils sont en rang et on leur remet leur diplome.

Après on boit.

Je fais une série de partiels plutot désastreuse. Alors je vais boire. Je vais me mettre à l'envers. Mais vraiment, je ne fais pas ça souvent. Je bois tranquille et je suis bourrée.

Mais la je vais me la coller méchant.

Je pète un cable de ces partiels. Je suis pas scolaire comme fille donc c'est l'horreur de devoir juste vomir un cous qui ne sert à rien. J'ai encore l'ambition de comprendre mes cours pour mieux réfléchir...

Triste ambition.

Ca recommence lundi... 

Dites aux enfants du Système qu'ils sont enfants de la terre et que les enfants de la Rage ne sont pas les enfants de la guerre

Ma coloc' a confondu Keny Arkana et Diams. J'ai failli pleurer.

Ca commence comme ça et on finit par voter à droite.

Je remets en cause un peu tout.

PArfois je me rends compte que sciences po ce n'est pas mon monde.

Je suis seule face à mon destin. J'ai tout. Je pourrai cracher dans la soupe.

Dire au système "ok tu avais raison ce n'est pas ma place" 

 Reconnaitre que je me suis battue pour une chimère.

Pas facile une vie...

Louise 

10.12.2007

Usurpation.

Je vais sur un blog ami (celui de maud pour ne pas le citer) et je vois Louise qui a posté un commentaire. Oh comment. Je suis la seule Louise du 2.0, on a pas le droit de me voler mon pseudo rétrograde.

Mon pseudo en entier est Louise Clérelle, qui est un anagrame de mon nom. Alors c'est interdit de faire ça.

Oui parce que bon mon vrai nom n'est pas Louise, hein. 

Quand j'étais petite, ma voisine d'en face, on l'appelait tata Louise, elle avait un beau jardin et on pouvait lui prendre des groseilles et des framboises à travers le grillage.

 C'était une brave femme qui était veuve. Sa belle fille était coiffeuse et elle nous coupait les cheuveux gratos.

On avait un chien qui s'appelait Iatus et il avait à peu près le même age que mon frère. Je ne sais pas lequel est arrivé en premier. Je dirais mon frère.

 Un jour mon chien Iatus est mort. Et mes parents n'ont pas voulu un autre chien. Mais nous on voulait grave un chien.

Un jour ordinaire, ma mère nous a obligé à l'accompagner dans sa tournée d'oeufs. (Elle faisait un traffic d'oeufs pour le compte d'une abbaye). Mais ma soeur, mon frère et moi ça nous gavais parce qu'on devait passer des heures à donner des oeufs à des vieux et attendre que ma mère ait fini la convers.

Après la tournée d'oeufs qui a duré mais trop longtemps, ma mère nous a trainé dans une animalerie pour une obscure raison d'acheter une gamelle pour notre chat.

Et la il y avait un chiot, un bouvier bernois (le chien de nos rêves). Alors forcément on tanne la Madre de repartir avec le chien. Qu'on aime déjà le chien, qu'il est trop mignon.

Ma mère "Appelez votre père". Mon père nous fait jurer à tous d'aimer le chien, de ramasser son vomi quand il est malade et de le sortir tout le temps.

Bien sur on jure. Alors on repart avec le chien. (Qui était déjà payé depuis une semaine)...

Trop bonne la surprise de cette petite boule de poils. Ils ont décidé de l'appeler Roméo. Moi je l'ai rebaptisé groméo puis grumeau. Alors tout le monde appelle mon chien Grumeau. C'est comme mon chat. En vrai il s'appelle Bidule mais moi je l'appelle Chat.  (c'est subtile hein)

Et puis mes parents ont divorcés et c'est mon père qui a gardé le chien. 

On habitais une petite maison à la campagne. J'ai grandi entre la ferme et les collines dans lesquelles je faisais du vélo.

J'étais le genre de gamine à courir les champs toute la journée avec mon chien. Ma mère flippait toujours mais comme j'avais le chien c'était bon.

J'avais même appris à mon chien à remonter la luge en haut de la colline.

Parce qu'en Lorraine, il y a trop moyen de faire de la luge (on faisait des pires parcours de bosses pendant les vacances de Noel)

Je fais encore de la luge quand je rentre et qu'il y a de la neige. 

Maintenant je suis à la ville. Ca me manque les arbres et tout ca. Je suis super forte en construction de cabanes. Avec l'ex de ma soeur on en avait construit une en hauteur dans un arbre. (Si ça c'est pas la classe).

En Lorraine il y a aussi moyen de jouer dans les bunker de la ligne Maginot. Mais après tu te fais virer par les "grands" qui viennent tiser et fumer des joints.

Et un jour tu grandis, tu apprends à écouter du son et tu va faire le lutin dans la forêt.

Louise 

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