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31.01.2008

T'inquiète pas, un jour tout ça s'arretera

Je passe un petit moment sur facebook, vois des profils et reconnait des gens...

Après ce week end... même pas un instant je veux les revoir...

Ca sert à rien de courir après tout ça... Tous ces gens... Encore plus rangés que moi: médecine, fac de droit ou école de cO...

Beurk même eux aussi me dégoutent...

Des jolies photos de profil... Te souviens tu du temps, de ce temps, de tout ce temps qu'on a passé ensemble?

Tu te souviens du jour ou tu as oublié ton speed dans la jolie BMW du veiux riche qui voulait se faire des frayeurs en prenant des auto stoppeurs tout défoncés?

Te souviens tu du jour ou nous nous sommes fait controlés et que le speed était du faux?

Te souviens tu de l'après midi passé au lavomatic?

Te souviens tu de ces après midi squattées?

Te souviens tu de ces teufs qui n'en finissaient pas?

Non je ne crois pas...

Te souviens tu du jour ou tu attendais que je sorte de mes 96h de gardav'?

Te souviens tu du jour ou tu m'a raccompagnée parce que j'avais encore vomi dans le caniveau et que tu voulais être sur que je rentre chez moi parce que je passais mon bac le lendemain?

Te souviens tu du jour ou tu as rempli ma bouteille de mirabelle parce que je passais mon bac de philo?

Te souviens tu du jour ou tu m'a dépanné un bédot?

Te souviens tu du jour ou tu m'a appris à construire un joli bang?

Non je ne crois pas...

Te souviens tu du jour ou tu m'as accompagné à mon oral d'anglais du bac après la nuit blanche, très blanche de la fête de la musique?

Te souviens tu du jour ou on a fêté mon bac et ma mention B.?

Te souviens tu du jour ou j'ai débarqué en pleurant parce que j'avais réussi le concours.

Te souviens tu du jour ou tu m'as dit "Tu seras la voix de ce qui n'en n'ont pas."

Te souviens tu du jour ou tu m'as dis "Fuck tous ces connards, tu vaux mieux que ça"

Te souviens tu du jour ou on a pleuré ensemble sur P.?

Non je ne crois pas... 

 

27.01.2008

Toujours la même, de toute façon c'est toujours la même...

Soirée glauque de gens glauques, retrouvailles massives avec dégâts collatéraux.

On avait dit « amis jusqu'à la mort ». On avait dit... On avait dit « je t'aime », « appelle moi », « je serais la », « je te kiffe »...

On avait surtout dit « Trop de prod' ne tuera jamais le prod...' »

Peut-être que les prods ne nous ont pas tués, car nous sommes encore tous la et bien la...
Replonger dans des souvenir lointains, dans des soirées glauques pleines de gens glauques. De ces soirées, ces teufs. Tous ensemble, toujours. Ne jamais en laisser un derrière. La survie individuelle est impossible, donc sauvons au moins le groupe.

Un minimum d'humanité, juste ce qu'il faut pour ne pas bader sous prod', la seule assurance qui ne te rend pas fou, celle que tes potes sont pas loin et qu'ils sauront gérer.
La seule corde à laquelle te rattacher quand tu touches du doigt la folie qui est en toi.

La seule chose pour laquelle tu continue. La seule chose qui te rattache au monde...

On s'est retrouvés dans un appart' parisien. Pas grand chose de neuf au premier abord. Non rien. Et puis de vieilles querelles en vieilles relations.

D'anciens amour blessés, des rancoeurs pas digérées et puis surtout trop d'histoires à la con...

On finira par en crever de tout ça...
Ils m'ont dit « on sait pour P. , ça va passer », et puis j'ai appris que le Piot s'était pendu en cure... C'était un bon pote aussi.

La redemption n'a point voulu de lui, trouvant sa seule échappatoire dans le froid d'une salle de cure...

Ca m'a fait moins mal que pour P. mais de toute façon... j'ai pleuré, j'ai tappé quelqu'un, j'ai pris de la cé, j'ai pleuré, j'ai appelé, je me suis révoltée mais rien n'y fait...
Seule...

J'ai cru petite vanité que tout cela était finalement possible...

Je vois les gens qui parlent d'eux et de leur petit orgueil tout moche. Ils se rassurent en se disant que ça aurait pu être pire...

C'est moche tout ces petits porcs qui grouillent d'envie...

C'est plutôt laid le monde...

Louise

23.01.2008

Association de gens normals

Je me lève à midi, emerge et file sous la douche. Ma coloc' fait la bouffe. Je note dans mon carnet à efforts notables. Je défonce le chauffe-eau.

Elle m'appelle pour manger, le temps de me sécher les cheveux, je sors de la douche. On s'installe à table. 

Grand silence. C'est une fille qui n'aime pas les silences. Moi j'aime beaucoup et la vie avec ma mère m'a appris à faire totalement abstraction de tout pour continuer...

Elle me regarde et décide d'attaquer frontalement:

"Pourquoi tu fais la gueule?"

"Je fais pas la gueule"

"Si tu fais la gueule"

"Non je te dis"

Elle se tait, adopte une autre tactique. Moi je décide de faire le mur. Encore une fois la vie avec ma mère m'a appris le truc genre "je suis un mau, je ne t'entends pas, je te regarde, tu peux me dire tout ce que tu veux, il n'y a pas moyen"

"Tu es imbuvable en ce moment, tu ne parles pas, je sais que tu rentres tard tu taf exprès pour ne voir personne..."

"Je suis imbuvable mais dans ma chambre alors je ne te fais pas chier"

Elle se tait, j'ai finis de manger, je débarrasse mon assiette, je vais chercher une cigarette et je fume dans le salon.

Elle débarasse, prend sa tête de martyr.

"Tu veux que je fasse la vaisselle?"

Pas de réponse

Je réitère la question.

Pas de réponse.

Elle se barre et me dis un truc du genre (mais je n'ai pas vraiment compris)

"Tu fais la gentille mais c'est aussi pour me faire chier, tu veux me montrer que c'est moi qui me trompe sous tes airs angéliques.."

Je n'ai pas répondu.

 

On refait le monde un instant, cette meuf est censée être ma pote:

"Tu sais, je m'inquiète pour toi, tu sais je vois bien que tu ne va pas bien."

Et bien non messieurs dames, elle a pris le problème de son coté, genre tu me fais chier parce que tu ne me parles pas.

Je ne suis pas imbuvable, je ne parle pas c'est tout.

Plein de gens sont venus me voir "Ca va?"

"Mais oui ça va"

C'est la lucidité qui fait mal... De voir à quel point les gens se donnent bonne conscience...

Beurk...

Je veux sortir, je veux du son et je ne veux plus les voir...

Louise 

 

 

22.01.2008

"Ce n'est plus désormais le vent qui gonfle les voiles, on ne peut plus voguer tranquille sur les flots, tous à la dérive sur le même bateau, plus esclave que matelot"

"Mais ou cette galère va-t-elle bien nous mener?"

Jouant du vapo comme personne, je traine mes baskets de taf, je tourne la tête menacée par un pistolet à sauce, je sors le couteau en  plastique de ma poche. Dans la main gauche le vapo et dans la main droite le couteau...

Oh le gros batard, il a pris de la sauce pour les sandwich avec du poisson, la plus redoutable... L'aseptisant ne va pas faire l'affaire... Il me faut une autre arme vite, je lache le couteau dérisoire et choppe de la sauce pour le poulet...

Western attitude...

On se dévisage, qui va tirer en premier?

"HOPOPOPOPOPOP les jeunes, c'est parti pour le rush"

"Ta mère le rush"

Mais on ne rigole pas devant un manaGer pret à faire son chiffre. On rengaine, c'est reparti, je repasse devant.

Je tombe sur le client chiant "oui je veux que mes sandwich soient faits à la commande...". J'ai dit ok "monsieur tu vois le monde derrière toi? Bon on va faire un deal. Moi je suis ok, alors guette les sandwich les gros avec la boite bordeau et avec la boite verte, c'est bon? Quand ils en envoient des neufs, appelle moi?!"

Je commence à afire des trucs de manaGer comme prendre deux commandes sur deux caisses en même temps et en gérer trois. Je prends une dizaine de commandes et le mec attend. A la fin ça lui pète les couilles, il me dit ok balancez moi ces sandwichs...

Quand les gens repartent, le manaGer part, reviens... annonce le chiffre d'affaire. 'C'est bien, on a pété le record de CA"

'Va nettoyer les tables et vider les poubelles ma grande"

Au taf je rigole pas mal avec un gars... Bien fou... On prend le bus ensemble... Je rentre dans le resto avec lui genre gros éclats de rire en mode "on est bête et on danse la tektonik" en fait on a inventé le style BiGmaC...  On fait une petite démo à notre manaGer qui rit de bon coeur.

On passe derrière je me change et vais pour pointer. Le manaGer me demande d'attendre, je retourne fumer une clope... En passant je vois une collègue, je commence à danser comme une débile...

Elle explose de colère: "Pourquoi tu me nargues comme ça? Je t'ai rien fait, tu me fais chier, j'ai pointé en avance et toi tu pointes pas, tu fais la maline, je suis crevée, j'en ai trop marre et toi tu te marres, de toute façon t'es trop conne, t'as toujours le sourire... T'as pas de problèmes dans la vie? CASSE TOI" 

 Haussement de sourcil.

"Tu veux voir mes fesses? Je baisse mon pantalon et lui montre mon beau boXer..."Nique ta mère connasse"

Je me relève, lui souris, éclate de rire, lui fait un sourire de salope, éclate de rire...

Elle me regarde je me casse.

Je sors, je le dis à mes collègues que je me suis fait rembarré sans raison... (Et j'ai appris qu'elle avait fricoté avec le mec avec lequel je m'entends bien et qu'il avait été assez indélicat)

Vous allez vous dire, j'ai entendu des histoires de harcèlement dans cette chaine de fast food. Je vous rassure le mien c'est très souvent un grand terrain de jeu. Le gars qui est venu nous évaluer nous a dit qu'il voyait rarement des équipes aussi soudées...

Pour rentrer je prends mes affaires, tends le pousse, commence à danser en souriant... Des voitures passent... Je monte le son de mon ipod...

Des voitures passent et passent...

Une voiture s'arrete... Allez monte... Je note la plaque dans un sms (même s'il me défonce dans le coin d'un fossé, je le retrouve et je le plante)

Sympa dans la trentaine, de compagnie agréable, me dépose devant chez moi...

L'après midi j'ai couru à droite à gauche, mondaine... Tout le monde me parle 'Ca fait longtemps naninanana...'

En mode AUTISTE...

Sur mon fly il y a écrit "surprise"...

"C'est quoi la surprise?"

'C'est moi qui fait un streap tise"

"Ah ouais????????" en mode crevard

"Même pas en rêve"

Haussement de sourcil, j'éclate de rire, lui fait un sourire de salope, éclate de rire... "Et ta mère elle se désappe?"

Mademoiselle Louise en mode grosse biAtch...

 

Fois deux

Tu ne me sauvera pas, pas plus que tu t'es sauvé... Peut-être que tu ne traine pas dans la rue et que je n'ai pas grand chose à t'envier...

Je sais je te fais pitié le nez plein de cé, effondrée contre le sol, le sourire et les traits tirés par un paradis chimique qui me fait croire que je suis quelqu'un l'espace de quelques secondes...

Je ne peux pas supporter l'abandon, ni le mensonge. Plus de faux semblants et puis je suis perdue depuis longtemps. Quand j'ai crié , quand il m'a déboité la machoire, le soir ou je suis partie. Il avait levé sa main très haut et pour la première fois je suis tombée. Je suis restée prostrée comme un animal. J'ai fermé les yeux... Je sentais une vive douleur, ma joue contre le sol froid. J'ai rampé, son regard posé sur moi. Sa voix résonne toujours dans ma tête "Petite pute".

J'ai pris mon sac et mes globes, ma veste, et j'ai fait du pouce pour la première fois pour retourner à la gare, j'ai fraudé le train. Je me suis fait gaulée... Le contrleur en voyant le bleu qui s'étendait sur ma pomette, ma joue et mon front a eu un geste de compassion. J'ai ouvert mes grands yeux bleus et il a passé son chemin...

Je me souviens de ma mère qui engluée dans son brouillard chimique n'a pas fait un geste. Elle a tourné le regard...

Fois trois

Tu ne me sauvera pas, pas plus que tu t'es sauvé.  Je suis perdue depuis le jour ou quelqu'un a roulé un billet de cinq euros pour m'en faire une paille.

Je suis perdue depuis le jour ou j'ai passé le concours et j'ai essayé de devenir quelqu'un.

Je suis perdue depuis le jour ou j'ai vu ma mère essayer de se pendre.

Je suis perdue depuis le jour ou j'ai cru... où j'ai cru à ces mensonges de méritocratie, de toute façon la BMW de Papa, elle ne sera même pas fiscalisée.

A quoi bon se battre? Pour intégrer leurs idéaux et accepter ces compromis?

 

Fois quatre

"Tu seras fiere d'être une môme de la Rue"

 

Louise  

 

 

 

21.01.2008

"Tu ne nous reconnais pas?"

"Tu tires une sale tête ma Loulou"

"Je suis pas TA Loulou et puis m'appelle pas Loulou, on s'connait même pas"

"Mais je sais que tu t'appelles Louise"

Haussement de sourcil

"Trop pas mec, je m'appelle ..."

"Si tu t'appelles Louise, moi je le sais"

"Mec parle pas de trucs que tu ne connais pas"

"Mais si je te connais"

" C'est pas en tapant un trait qu'on connait les gens, les gens sont des porcs tu sais"

"Tu ne nous reconnais pas? Ma petite Loulou, il parait que tu es infallible, ton petit coté mondain"

"Pas de coté mondain, je vomis le monde et je te connais pas"

"Le tékos, celui de ..., celui ou tu squattais avec P."

"Parle pas de P ou je te casse les dents"

"Ma petite Loulou, on a connu P. avant toi, du temps ou il était pas à la rue"

"Et tu va me dire que 5 ans après bam tu as reconnu ma gueule..." 

"Regarde, (il sort fièrement une photo) regarde petite conne ta gueule sur cette photo. On t'a pas reconnu tout de suite. J'ai tilté quand tu as basé. Les filles basent pas."

"..."

Il me regarde, je le regarde... je baisse les yeux, une larme...

'Pleure La GaMine, ça te fera du bien"

"Je pleure jamais"

"Bien sur que tu pleures, on ne peut pas s'en sortir indemme de tout ça, pleure ma Loulou, pleure..."

Il me berce tout doucement... je ferme les yeux, je suis loin de toute cette merde...

On sort de la voiture, je chancèle, j'ai pris trop de cé, j'ai mal au nez le coeur qui bat... Je m'effondre par terre...Je pleure contre la roue de la voiture...

Je me lève, il m'entoure de ses bras et me calme un instant.

"Merci"

"Dis pas merci petite conne" 

"Tu es devenue jolie..."

"Je sais pas, je sais juste que je suis devenue baisable..."

"Petite conne, tu me dis ça le nez plein de cé..."

Je baisse les yeux...

"Et tu fais quoi maintenant?"

"Je t'ai dit je suis dans cette école, mais j'en peux plus"

"Pourquoi?"

"Parce que les gens sont des porcs"

"Les gens ne seront jamais comme toi, tu es différente" 

"Parle pas de ce que tu connais pas ou je te casse les dents"

"Mais regarde toi, tu n'arrives même pas à tenir debout... P. nous a parlé de toi, il était si fier de savoir que tu étais retournée au lycée, il ne parlait que de toi et de ton foutu espoir, de ton sourire et..."

"TA GUEULE"

"de ton sourire, que toi tu pouvais réussir la ou personne ne pouvait, de ta force, il était tellement fier"

Je lui saute dessus et je commence à le frapper.

"T'AS PAS LE DROIT DE PARLER DE LUI"

"Chut... il faut que tu en parles..."

"Non je ne parlerai pas..."

Silence buté, je le regarde, il me regarde

"Jamais, jamais, jamais..." Je pleure 

Il me prend dans ses bras... "Je sais Louise, je sais..." 

Je ferme les yeux...

"Pauvre petite Louise..."

"Je ne suis ni pauvre ni petite"

Il me regarde et me dit "si tu es pauvre et petite, sinon tu t'en mettrais moins dans le nez. Tu cherches à oublier. On en sort pas indemme... maintenant calme toi..." Il me berce et je ne sens plus rien...

Des gens débarquent, je fais semblant de fouiller mon sac...

On part fin de la soirée, il me dépose en bas de chez moi, je tremble, je suis en descente, je me cache sous ma couette, je dors, je pars au boulot et rentre en stop...

Louise 

 

20.01.2008

A quoi bon se reconstruire lorsqu'on est adepte du pire?

Je lis le journal... Sarkozy par ci, par la...

Quelle est cette France dans laquelle je ne me reconnais pas...

"Mais ou cette galère va-t-elle bien nous mener?"

2003 dans la rue, 2004 en première éco en 2005 bachelière 2006 hypokhâGne 2007 grande école

Il fut un temps ou je vivais protégée par le foyer. Accueillant et dur, réapprendre à vivre...

Et je suis partie croyant fièrement pouvoir voler de mes propres ailes...

2003 je l'ai vu pour la dernière fois 2007 une lettre...

Vanité de croire que l'on peut réussir...

2003 au fond du trou 2005 en teuf 2007 plus de prods 2008 première trace

"A quoi bon se reconstruire lorsqu'on est adepte du pire?"

A quoi bon trimbaler ses baskets pour des mensonges? Pour des chimères? Pour être utilisé?  

Les poches vides et le coeur plein d'amour... Plutot que la tête vide et le coeur plein de mensonges.

Pourquoi les gens font-ils espérer? Pourquoi s'attaquent-ils aux gens comme moi?

Je suis sensible... Et tellement naïve...

"Tant d'intelligence gachée" tu as dit... Et tant de gens contents de prendre ma place... Petits rapaces ignobles... Ma place est libre... Battez vous... Arrachez vous la parcelle de pouvoir qui est mienne... Sauvons des miettes...

Les gens sont des porcs puants...

Ils me fot bien rire quand je les vois s'agiter... pour quelques dollars...

Non désolée je ne suis pas à vendre même pour un gros salaire de cadre...

Eh bien non...

:)

Louise

Le refus... ma dernière liberté... 

 

19.01.2008

Une mobilisation d'ampleur nationale...

Petit Vendredi... je ne suis allée en cours que l'aprem, le prof m'a harcelé pour que je parle...Je n'ai rien dit même si c'est mon cours préféré...

Et je suis allée bosser (j'ai encore réussi à gratter des heures sup'. Hahahahaha ma paie misérable va peut être augmenter de quelques dollars...)

Les gens ont été sympas ce soir. Le vendredi c'est cool, je ne suis pas rentrée tard. Je suis sortie... Ma sortie de demain sera nettement plus intéressante j'éspère...

J'ai annoncé aux gens que j'allais démissioner de mon ass0, certains tirent la gueule mais bon...

Et j'ai annoncé à ma mère que j'arretais les cours à la fin de l'année... Elle n'a rien dit à part "tes choix tu les assumes, tu sais que je ne peux pas t'assumer financièrement..."

J'ai commencé à chercher du taf, peut-être à l'étranger...

Je ne l'ai pas encore annoncé à mes potes. Ils vont me défoncer... Je les connais...

Pas facile de renoncer. Solution de facilité. Mais comme ça repose l'esprit de se dire que je vais quitter cette bande de gros cons...

Je me fais draguer par facebook, ahahahahah trop drôle.

Ou alors je me trouve un riche qui m'entretiens (ça il ya a moyen mais j'ai trop de fierté...)

Redevenir femme de ménage ça ne va pas être facile au début, mais on se fait à tout il parait. On se fait à tout sauf peut-être à eux...

Je pensais avoir fait le plus dur, mais en fait non.

Je croise un squatteur sur le pas de ma porte. Je dis "bon courage" et je file une clope.

Bienheureux ceux qui n'ont rien à perdre.

Moi je perds mon avenir et je le choisis. Je préfère rester pauvre et conne, plutot que de rentrer dans leurs mensonges. Je ne suis pas faite pour faire semblant... Vraiment pas... Alors je pars, je dis "salut" et gros fuck...

Je sais que à cet instant l'impression est que c'est moi qui y perd. Je préfère perdre mon avenir plutot que mon intégrité... 

J'ai cru dans un système qui ne brasse que du vent.

"Parce que l'argent c'est du vent"

Louise 

 

18.01.2008

Retrouvailles

Je vous avais dit que j'avais croisé de nouveaux gens qui m'avaient ramenée du Domac un soir de galère. J'avais filé mon numéro. Ce soir peu motivée par une soirée d'école, je les rappelle histoire de voir si on peut se croiser.

On me donne une adresse, la porte verte est grande et imposante. Je sonne, on l'ouvre, j'entre dans un grand hall et mes baskets résonnent...

J'attaque la montée de l'escalier pour me retrouver sous les combles. Ambiance enfumée... J'arrive, j'entends des rires sonores et du son pas si mauvais (sachant que les sudistes sont généralement hyper mauvais en tek..)

Je rentre, m'affale sur un canap', on me file une bière, j'écoute les gens parler et rentre vite dans le trip. Puis je vois un sachet. J'hausse un sourcil.

"Tu veux une trace?"

"Bof non, je ne veux pas taxer, j'ai pas de thunes et puis je ne veux pas abuser"

"T'inquiètes pas... Je te fais une trace?"

"J'abuse si je préfère la fumer?"

"Tu sais baser?" (regard étonné)

"Oui je la base toujours, j'ai le nez délicat. Tu as de quoi?" (Il est nécessaire de la baser pour la fumer...)

(je fabrique un bordel pour la fumer, je la base)

D'un geste tremblant j'allume mon bordel, aspire très fort, commence à sourire.

Explosion dans ma tête, des sensations perdues jaillissent de partout. Je sens la montée. Euphorique, je ris, je ris d'avoir oublié à quel point ça m'avait manqué à quel point j'étais frustrée et à quel point j'avais été rigoureuse sur mon interdiction absolue d'en prendre... 

 On sort, je suis au mieux de ma forme, un des gars avec qui je sors danse de manière très sensuelle. Ces gars sont très sympas (et je parle pas seulement pour la Cé...)

Ils m'appellent Loulou et je ne sais pas pourquoi...

Etrange.

Je rentre...

Pas moyen de dormir... Je ne vais pas en cours demain matin...

A bientot

Louise 

17.01.2008

Ils...

Je dis toujours "ils".

"Ils" sont les gens que je ne veux pas nommer expressément, ces gens tellements imbus d'eux même qu'ils se googelisent à longueur de temps...

"Ils" sont les gens qui trompent, ceux qui mentent, ceux qui utilisent les autres, ceux qui ne donne pas de chance.

"Ils" c'est une masse informe et grouillante, qui ne prend pas la peine d'ouvir les yeux. 

"Ils" sont les gens qui ont laissé mourir mon pote. Ce n'est personne bien sur, j'entends déjà la litanie des gens "mais il étai drogué, sale drogué, sale tox, vagabond, branleur, feignasse, bon à rien, parasite, enculé, merdeux, pouilleux, puant,...". Personne ne l'a laissé mourir. Et si personne en particulier ne l'a laissé mourir alors nous sommes tous responsables...

"Ils" sont les gens qui jugent du haut de leur tas de dollars, de leur petite parcelle de pouvoir, de leur petite prpriété ridicule, de leur égo minable,...

"Ils" sont les gens de mon école du haut de leur piston et de leur prépa à 7000 dollars l'année, de leur stage dans l'entreprise ou le cabinet de papa. Ces gens qui me donnent des conseils pour vivre.

"Ils" sont les gens qui pérénisent un système...

"Ils" est une masse de porcs puants accroché à un petit confort de merde.

"Ils" sont des personnes qui regardent les emplyés du MacDo de haut genre nous on sort pas du trou du cul du monde...

"Ils" c'est le jugement suprême, celui face auquel aucune chance n'est envisageable.

"Ils" méprisent les autres.

"Ils" c'est une société que je combattais.

Parce que c'est fini tout ça. J'ai démissioné de mon association, je vais quitter mon école courant février, genre ne plus revenir après les vacances...

J'ai décidé d'arreter parce qu'ils ont gagné....

Leur victoire est effective, s'il est possible de se battre contre des moulins, il est impossible de se battre contre eux, tellement les puants de mon école les symbolisent au plus haut point.

J'ai fait confiance, j'ai cru... Et je me suis faite niquée. Bien fait comme on dit...

Louise (soulagée d'arreter toute ses conneries...) 

16.01.2008

In the cold cold night

Recouverte d'un manteau brumeux...

Recouverte du manteau de la nuit, portée par le vent, je m'en vais crier ma haine à la face de ce monde.

J'ai plus 15 ans, j'y ai cru, à ce rêve de devenir quelqu'un.

Le gout de l'amertume.

Une fois je me suis battue, j'ai senti mon sang chaud dans ma bouche, c'était doux et réconfortant.

Le gout de l'amertume est le gout de la solitude, il est froid.

Le gout de la trahison.

J'ai fait confiance et je n'aurais pas du.

Le gout du mensonge.

Je pourrais tous les défoncer une bonne fois pour toute, leur dire ce que je pense. 

C'est la meilleure des solutions, en face, il est impossible de m'arreter. Parce que j'ai la Vérité avec moi. (sauf avec E.)

Parce que je suis absolue. Parce que ça ne me fait pas peur. Parce que mon pote est mort avec une seringue dans le bras.

Ce ne sont que des gros porcs puants.

Le gout de la trahison.

Parce que je ne suis pas une fille que l'on trompe,parce que je suis dure et froide au moins autant que leurs mensonges.

Parce que j'ai la rage...

Parce que j'ai été élevée dans la violence. Parce que tu peux me frapper, je ne crie pas.

Parce que je suis une sale gamine de la rue. Et que personne ne peut rien contre quelqu'un qui n'a rien à perdre.

Qu'il est amer le gout du mensonge.

La vie vous le rendra, je n'ai même pas besoin de vous maudire.

Pauvres porcs...

Une sale gamine de la Rue. Ca laisse des traces qui bien sur ne se voient pas, mais elles sont la mes stigmates,la et bien la.

Non ça ne se voit pas. Mais je suis toujours cette fille...

Ils vont en crever de tous leurs mensonges. Ils sont déjà morts. Ils ont déjà tout perdu...

Pauvres porcs.

Louise 

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