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27.04.2008

Le commencement du début de la fin...

Quand il est parti, je l'ai regardé monter dans le bus et je me suis retournée, j'ai mis mon ipod sur les oreilles avec All is full of love de Björk. J'ai souris et je suis partie.

J'ai offert une clope à un squatteur, il m'a dit reste toi même, on a besoin de gens comme toi. Je serais bien restée un peu plus avec lui parce que j'aime bien les squatteurs.

Un squatteur te rappelle indéfiniment que souvent tu oublie ton humanité à force de ne lui montrer que tes chaussures.

Un squatteur te rappelle que c'est toi qui est assis sur le trottoir.

J'ai trop bu samedi soir, je me suis cognée la tête contre le mur, j'ai une bosse. Un air de chameau sauvage... (Merci Eternel)

"Sens comme le temps il est lourd, rien ne sera plus comme avant"

Grandir... Effort de chaque instant.

Comme un petit air de fin. Deuxième année, la fin.

Deux petites année entre Mélancolie et envie, entre ici et la bas, entre nouvelle vie et passé chaotique.

Mais peut-être que j'ai gagné...

 

24.04.2008

Questions sociales tu perds ton sang froid...

Bon j'avoue je bloque sur mon cours d'éco (alors que je gère en éco mais je ne dépasse pas les 20 premières pages)

Vous avez vu, j'ai des commentaires!

La fenêtre grande ouverte mais je ne vois pas la lune. 

J'ai une pote qui a eu de la codéine préscrite par son doc'. Elle est toute épave. (Moi aussi je veux une sciatique!): Maintenant je comprends pourquoi Il est accro à la codéine...

Demain fin de ma première semaine d'eXams et en plus il y a Lui qui se pointe: je vais te faire l'amour pendant deux jours. (Oui je sais il est un peu prétentieux....)

Le drame familial se dénoue: finalement ma soeur accepte que je me mette avec son pote de 32 ans: Ca me fait bizarre, hein mais bon... Quelle cruche celle la...

Je fous le bordel dans mon amphi d'eXam, rigole avec mon voisin avant de lui tendre mon brouillon pour qu'il puisse remplir un tant soit peu sa copie.

Je fais la débile devant mon école avant d'essayer de comprendre le modèle IS/LM de merde. 

Mon école déclenche une fronde... J'aime bien les frondes (par principe).

Mes collègues de Domac me harcèlent t'es ou connasse, les clients nous demandent ou est la meuf du drive!

Et j'ai des commentaires sur mon blog....

Perspectives d'avenir:

  • 48h de sexe
  • La moitié des exams passés
  • Encore une semaine de partiels et plus de deuxième année (enfin j'espère!)
  • Un déménagement (emballe ta vie dans 5 cartons qui doivent tenir dans une toyota yaris jusqu'à la maison, ça te rappelle pas quelquechose de ne pas avoir de maison pendant un été et de squatter à droite à gauche?)
  • Voila l'été...
Allez j'y retourne parce qu'il faut bien (un  de ces jours je vous ponds une vraie note, c'est promis!) 

 

Mais que fait-elle?

Mes notes se font plus rares en ce moment, tentative d'explication rationnelle entre mythes et réalité:

-Elle a un mec ça lui prend du temps: en effet le temps que je passe à envoyer des textos niais est inversement proportionel au temps que je passe à écrire des notes mélancoliques... En effet, transposons cette belle phrase au 2.0: Si les peuples heureux n'ont pas d'histoire, les gens heureux n'ont pas de blog... (En effet quel intéret d'étaler son bonheur cruement sur un blog, voila qui dégouterait le lectorat et serait très peu porteur...)

- Elle a des partiels: en effet, je suis en examen et ça me prend un peu de temps pour bachoter. (Si peu, si peu), et tant qu'on y est, mes épreuves nombreuses, variées, sensationnelles et géniales se passent plutot bien. Je recrache un cours rapidement appris la veille, tente des effets de style et attends encore le calendrier définitif des épreuves...

-Elle a la flemme: en effet, je suis une grosse feignasse de merde. Parfois j'ai la flemme d'aller aux toilettes alors maintenir mon merveilleux blog de merde à jour... bof bof. Mais comme vous le voyez, l'amour que je vous porte va au delà et je vous écris une note bien tardive (on ne renie pas ses débuts dans la blogosphère)

- Elle a peur de toutes ces nouvelles visites qui ne disent pas leurs noms: en effet, plein de nouveaux visiteurs passent et repassent par ici, sans pour autant dévoiler une part d'eux qui me permettrait de les classer dans la catégorie inconnu sans danger qui ne viendra pas me parler de mon merveilleux blog à huit heure du matin...

- Elle n'a rien à dire: en effet, ma vie trépidante entre facebook et msn, entre mon bar et mon école ne remplit plus une note complète. (Je pourrais vous communiquer mon humeur niaise mais je ne vous ferais pas cet affront, ne soyons pas vulgaires entre gens de bonne compagnie). Effectivement, il ne se passe pas grand chose en ce moment, l'administration de mon école ayant une facheuse tendance à m'enfermer plusieurs heures par jour dans une salle avec une vieille qui tente d'apercevoir à l'aide de sa deuxième paire de neunoeils si je triche. Et bien non Louise ne triche pas, donc la tentative est vaine. Rien que d'imaginer son haleine m'empêche de tricher, la vie est vraiment bien faite)

Voila en quelques mots, comment écrire une note sur le néant d'une vie.

Sur ce messieurs-dames bonsoir et à bientot

Louise 

19.04.2008

Entre Ciment et Belle Etoile

Bienvenue aux silencieux qui lisent...

Après analyse pointue de mes stats... il y a une majorité silencieuse qui lit...

Rentrée au bercail, il y a du soleil, des tongs et des t shirts...

Il y a mes potes (les pas bizarres, ceux qui me parlent de leur stages et pas des bagarres contre les fa...).

Quelqu'un a essayé de craquer ce blog en devinant mon mot de passe... C'est assez lache, et je n'ai pas pu me logger pendant 24h... (Pas très malin, j'avoue... J'espère que tu n'es pas fier de toi, laisse moi mon petit espace de liberté, laisse moi ma vie, laisse moi... Cache toi derrière ton écran ou vient me voir en face que je te crache mon mépris en face, vient que je te mette ta fessée, viens que je te crache dessus, viens me montrer ta face, prends ton courage à deux mains, sonne chez moi et on ira faire un tour... Mais j'imagine que tu restera anonyme... )

En pleine révision de partiels. Je sais que je vais les rater... L'usurpation a assez durée... Mais je ne m'inquiète plus.

Je suis assez anxieuse comme fille même si ça ne se voit pas... (J'ai l'air d'une jemenfoutiste accomplie) mais l'eczema me trahit...

Je ne sais pas vraiment de quoi j'aimerai vous parler... 

En fait j'ai grandi pendant cette semaine. J'ai réussi à faire le lien entre mes deux mondes, celui d'aujourd'hui et celui d'avant. J'ai réussi à ne pas me cacher, j'ai dit la vérité, j'ai dit la bas que je faisais une grande école et je l'ai défendue bec et ongle et ici j'ai dit que mes potes étaient géniaux...

 Nous les enfants du sytème élevés dans la violence, entre l'amour et la haine, entre le pardon et la rancoeur, entre le système et la vie...

Nous écorchés encore par une adolescence en marge...

Les mains déjà habituées à la merde... Face aux autres...

Nous les enfants abandonnés... Enfants de la Lune, Enfants de la Nuit et Petite Soeur de Minuit...

Hurlant à la Lune, les yeux levés vers le ciel et les pieds sur le pavé froid...

Enfants rejetés, crachant sur tout ça...

Il y a une redemption...

Nous les enfants de la Lune... Elle seule nous a vu grandir, a vu nos espoirs grandir, notre lutte quotidienne...

Et puis soudain le repos... Comme la fin d'un combat...

Encore beaucoup de bleus maladroitement cachés derrière l'insolence et la désinvolture...

Les dents qui se serrent encore plus fort que les poings devant la mort...

Entendre les autres parler de ta vie, de tes parents, de ton milieu social froidement... Annnoncer des réformes comme s'il n'y avait pas de gens derrière...

Quand j'étais en Prépa, mon Prof d'histoire m'a dit: "Vous il ne vous reste plus que la République, parce que la République c'est ce qu'il reste à ceux qui n'ont plus rien..."

Il me reste mon identité, mon histoire, ma vie et la Nuit...

Beaucoup de combats en perspective mais aussi la paix au bout de tout ça...

J'ai retrouvé l'espoir que peut-être tout cela serve à quelque chose...

 

Louise 

18.04.2008

Lui (ou comment ne pas transformer son blog en skyblog...)

Début de semaine, entre sourires complices et caresses...

Entre questions et certitudes...

Entre tendresse et volupté...

 

Un choc aussi, un décès douloureux d'une personne pleine d'humanité... Un peu en deuil... Je l'aimais bien ce type... Je suis désolée pour sa famille...

Je l'imagine souvent et son image me traverse l'esprit... Ce n'est pas morbide, c'est un peu comme pour P., imaginer pour ne pas oublier...

On se croisait deux petites heures par semaines. Deux petites heures le lundi matin...

Et puis le manque de pudeur de certains... Moche...

 

Ma petite soeur au téléphone:

Elle a dit que tu avais dragué tous ses potes toute la semaine et le samedi tu l'avais dragué lui et que tu avais COUCHE avec. (Elle insiste bien sur le mot couché)

J'hallucine, elle craque...

Elle est jalouse parce que tu es plus jolie...

Ouais, elle doit avoir peur que je lui prenne son pote.

Elle a appelé tout le monde pour leur dire et elle a rit quand elle a annoncé ton age puis le sien...

... (Je sens juste la rage monter... Un peu d'intimité ne serait pas superflue...)

Enfin tu sais moi je te soutiens...

Merci...

 

Lui au téléphone:

J'ai vu L.

Il a dit quoi?

Rien, je ne peux pas te dire...

Allez! C'est méchant?

Non, il a été très gentil...

Ben alors?

Il t'a comparé avec ta soeur...

 

 

Ca sent la crise familiale. Ma soeur est une personne qui s'est désintéressée de moi lorque je suis partie et encore plus avec mon engagement dans le mouvement tek. J'étais son mouton noir...

Puis elle s'est rendue compte que j'avais grandi et puis elle m'a invité voir ses potes...

Et puis elle a vu que j'étais appréciée...

Alors elle a essayé de me taper l'affiche...

 

 

Maintenant, l'intrigue du drame est noué. Deux soeurs, un peu de jalousie et de sexe, d'alcool, de non-dits, de tabous...

 

Ma grande soeur:

Ma grande soeur aurait pu être quelqu'un de bien... Je crois que ça a dérapé lorsque j'ai commencé à fumer des clopes en douce avec son ex quand j'avais 13 ans... Après on a pris des ptites-pillules-rose ensemble... Elle m'avais donné ce qu'il me manquait: un frère...

 La seule chose que l'on avait en commun était ce garçon... Ce faux frère. 

Je lui en ait voulu quand ils se sont séparés...

 

J'ai fait ma vie, en marge, construisant une adolescence chaotique, blessée, vulnérable mais pleine de certitudes. Et elle me voit aujourd'hui comme une rivale, comme celle qui a trahi.

 

Elle n'a pas compris que je suis devenue (presque) une femme, quelqu'un libre de ses actes, de son corps...

 

Pas une petite pute... Mais tenter de dévaloriser Lui et cette petite histoire sans queue ni tête... C'est moche, c'est laid et c'est vraiment pathétique de la part d'une soeur...

 

Mais le drame se noue... Il ne reste plus qu'à le jouer... (Ma soeur n'a pas lu ses classiques, sinon elle se méfirait un peu plus de ce genre de choses...)

 

Louise 

 

13.04.2008

A force de ne pas chercher... On trouve!

Tout d'abord une petite pensée pour Parr1... (Je ne sais pas mais j'imagine...)

Après un message à Parr1: assieds toi mon Coco... Une note qui décoiffe... :p (Mieux que plus belle la Vie)

Je pars à l'anniversaire de la Frangine... (Elle a fêté deux fois son 25ème anniversaire)

Soirée qui commence sur un Bizkit (un jeu de dés à boire... qui m'épargne relativement...). Il est 21 heures et je sens déjà mes 15 canettes de bière me monter au cerveau. (Avec trois potes on a défoncé 2 packs...)

Bon je calme le jeu en mode marathon... Il va falloir encore une fois vaincre le coté obscur de la picole pour arriver sans vomir à la fin de soirée...(Fini le vomi au munster) 

Comme d'hab j'ai fait nimp': j'ai filé environ 204 claques (je suis trop forte en concours de claque, je joue contre des punks...), je danse devant la chaine hifi, je fais un pogo à 2, je me casse lamentablement la gueule, m'ajoute quelques nouveaux bleus, (j'en ai une vingtaine, déguisée en femme battue), j'ai bu beaucoup d'alcool et de punch à la mirabelle (recette familiale avec bouilleur de crus artisanaux, merci Papi, après qu'ils ne s'étonnent pas de notre gueule de bois au repas du dimanche midi)

Je fais une bataille de shampooing, gel douche, mousse à raser, dentifrice dans l'appart' de ma soeur, j'en ai plein les cheveux... (heureusement je n'ai pas de brushing), le pote de ma soeur qui a activement participé à la bataille me jette sous la douche, je suis trempée, je me fais une crête... (et pour une fois pas avec les mains...). Je gagne le concours d'ouverture de canettes avec les dents...

Et le drame se noue... (Il ne faut rien attendre des punks à chiens)

Je suis à moitié à poil et toute bourrée, je fais la débile en beuglant les sherrifs... 

Et finalement le coté obscur de la picole m'atteint, je m'effondre dans le canap' de ma soeur... m'enroule dans la couette en mode nem qui a trop bu... Je suis juste trop bien... Je sens tout mon corps, j'entends un punk se faire un autoconcert devant la chaine hifi... (Je n'avais jamais vu ça, le gars sautait comme s'il était en concert, tout seul les autres étaient allés se coucher...)

Et puis un pote de ma soeur se couche avec moi,et puis on se fait des bisous et puis on fait l'amour (on réveille la punk qui dort sur le canap' d'à coté, c'est rock'n roll....).

Remarquez que de façon générale je dis je baise mais cette fois ci on a fait l'amour... (et c'était plutot pas mal... même vraiment très bien...)

 

 

Bref... Avant de vous raconter le réveil et les regards en coin... Je vous explique pourquoi c'est dramatique...

  1. Il est né en 1975 et moi en 1988 soit treize ans de différence. J'ai une théorie, la théorie des 4 ans. Pour moi la limite d'age maximum entre deux personnes pour mener un couple normal c'est 4 ans. Après les gens sont trop différents et ne peuvent pas s'entendre sur le long terme.
  2. C'est un des meilleurs amis de ma soeur.
  3. Je l'aime quand même bien...
  4. Il est gentil, ce n'est du genre à se taper des minettes comme ça.
  5. Je ne suis pas une minette.
  6. Je suis dans une grande école, lui est ouvrier... Ce n'est pas un problème, je sais d'où je sors, mais c'est dur à expliquer la vie d'étudiant en grande école à quelqu'un qui a fait un bac pro...
  7. Je l'aime bien quand même.
  8. Il va avoir 33 ans.
  9. J'ai 20 ans.
  10. Je pars en stage dans quelques mois.
  11. J'habite à 800 km de chez lui.
  12. Je l'aime bien quand même.
  13. Il fait bien l'amour.
  14. ...

"Je ne sais pas ou je vais, mais ça je ne l'ai jamais bien su, et si jamais je le savais je crois bien que je n'irais plus..."

 Il m'a envoyé un message, je repars dans le Sud d'ici peu de temps... Quelques jours... Je vais essayer de le voir... 

Ca me pose problème tout ça...

Le lendemain matin... Regards en coin, je me rends compte des tenants et des aboutisants de ce genre d'histoire...

 

 

Louise (a envie de s'endormir dans ses bras.. et a envie d'une vie plus simple...) 

 

12.04.2008

Un coté pochtronne punk à chiens...

http://www.deezer.com/track/24518 

Que vous raconter à part un resto alsacien, un vomi au munster, une bouteille d'absinthe, des chants de punk, des punks, des rouges, du vin rouge, un beau bordel, un patron de bar patient, un bar qui sent le vomi encore le lendemain, un bar sinistré, encore des chants, du catch avec des anti faf, des bleus, ma soeur qui bade...

Plein de soirées... Parce que dans mon bar on peut y rester jusqu'à 8h et rentrer en taxi (en mode "Ne vomis pas dans le tacos..."), des bouteilles pleines et puis vides et puis d'autrres bouteilles. L'ivresse tous les soirs...

In vino coneritas...

La bite à l'air, le vieux se trimbale dans tout le bar... "Quand je me branle je fais l'amour avec quelqu'un d'intelligent"

Des tatouages partout et un coté punk à chien "N'attends jamais rien d'un punk à chien."

Une soeur en larmes "On a pas un passé facile" et vazy que je me mouche dans ton pull...

Le gout de l'absinthe, la langue qui pique et des mètres de shooters: "Cul sec"

Le monde qui tourne à l'envers avant de devenir noir... Des bribes de paroles me parviennent...

Des vieux keupons... Des jeunes keupons..

De la bagarre un peu... "Attends je vais vomir j'arrive..." 

Pas besoin de faire semblant d'être normale... Se déchirer la tête... 

En oublier l'école, le stage, les trucs qui partent en couille...

Voir la tête désespérée de ma mère quand je rentre à 7h du mat', voir mon frère partir à l'école, se sentir chez soi, avoir des potes...

Debout sur le bar, je beugle un chant, les gens reprennent "Elle a quelque chose qu'on a perdu..."

Faire des fucks mais jamais renier mon école...

"Aujourd'hui il pleut mais demain il fera beau..."

Même si les temps sont durs pour les rêveurs...

Je fume des pétards devant Julien Courbet, regarde des émissions lutte des classes, mange à la banque alimentaire...

"Trace ta route..."

 

 

Louise 

07.04.2008

Skyblog, sexualité et adolescence... (la note du conflit de génération)

 Etre chez ma mère me confronte régulièrement avec quelqu'un de très cher pour moi mais qui m'est plutot inconnu: mon frère.

Mon frère a 15 ans et est en troisième. On ne se connait pas bien parce qu'on a grandi plutot séparés... Bon j'en apprends de nouvelles sur lui tous les jours surtout quand il m'a dépanné un rouleau de feuilles OCB pour mon bédot du soir...

Ce que je sais sur mon frère est qu'il est TRES intelligent, pas dans le sens fort en math mais dans le sens bibliothèque de savoirs...

Il tient un skyblog (que l'opprobe populaire soit jetée sur ma famille...) qui dénote avec le skyblog morderire des jeunes gens du même âge...

 

J'ai lu ce skyblog, j'avais lu des articles mais j'avais mal interprété la phrase. L'article est intitulé "Vu et entendu" et résidait en une seule phrase:  "Tu sais mon trou de balle c'est le mien, alors que je me fasse sodomiser ca veux pas dire que je suis une Pute ok?"

 

Au début j'avais pensé que c'était une des phrases de ses copines mais en fait mon frère est gay.

Je ne suis pas homophobe, je m'en fout que mon frère soit gay, je m'en fout qu'il aime les garçons. J'ai juste peur qu'il aille trop loin et trop jeune...

On a une sale tendance aux expériences extrèmes dans ma famille que ce soit la drogue, la vie sous les ponts et autres.

Je sais ce que c'est de se sentir inadapté, de se sentir étranger, de se sentir différent...  

On est tous désequilibrés dans ma famille, enfin mes soeurs moi et mon frère...

Ma grande soeur est alcoolique, moi je suis toujours sur la corde raide avec la drogue, ma petite soeur est une tordue du travail jusqu'à l'épuisement et mon frère a 15 ans fume des pétards et se fait sodomiser...

Ca me fait flipper...

A l'inverse de la normalité, le besoin de se sentir vivre, la marginalité trop assumée, le besoin de drogue, le "nique ta mère" comme seul slogan et le fuck comme geste récurrent...

"Vis pour rien mais meurt pour la drogue", le besoin de ne rien leur laisser, le besoin de les emmerder toujours et encore, le combat éternel, la mince frontière entre la vie et la marginalité....

Je ne sais pas quoi faire... Je pense que je ne ferai rien car chacun a le droit à sa putain de liberté même si ça passe par la destruction de soi...

Se détruire pour mieux se construire... "A quoi bon se reconstruire quand on est adepte du pire?"

On a tous le droit de vivre notre vie surtout à 15 ans... L'inquiétude, peut-être le manque de confiance en cet être qui apprend la vie...

Faire confiance... Je m'en suis sortie après l'errance et après la drogue...

Il faut juste l'aider à faire ses choix...

Accompagner sans juger... Aimer toujours...

 

Louise 

 

 

Sang et Or suite et fin

Bon je reprends mon histoire du week end dernier.

La nuit du vendredi au samedi fut courte et bien courte.

De retour sur les terrains samedi matin pour encourager ma coloc'. Un match contre Lille. Ca sent le sapin, toute la délégation de Lille me cherche pour venger la soi disant offense faceboukienne...

Ils me trouvent, me versent de la bière dessus avant la séance photo digne du Pape, moi et toute leur délégation. "Je veux une photo avec toi..."

Puis ma journée continue entre bouffe dégueulasse, matchs gagnés et vodka fruits rouges. Quelques moment mémorables en vrac:

Mon coloc' qui fait le beu en haut des poteaux de rugby, rencontre avec des ass0 identiques mais d'autres écoles avec échange de savoir faire, soirée "vient que je te piétine" dans une boite trop petite, alcool à foison.

Mais toujours cette vague impression de ne pas aimer tant que ça l'esprit gosse de riche qui se défonce aux frais de Papa...

Courte nuit encore de samedi à dimanche, de moins en moins de voix. Voire plus du tout de voix le dimanche matin. Je me retrouve à chuhcoter des insultes dans un mégaphone contre une truie qui se prend pour une footballeuse...

Et j'ai l'impression qu'on va gagner... Ca s'amplifie, ça commence à être joyeux dans ma délégation avec des bruits de victoire qui courent...

ET au moment du repas, la victoire semble être acquise. Des finales gagnées, le principal ennemi loin derrière, une douce euphorie m'envahit. Je trouve un djembé et commence à faire du son.

Et puis le soir dans la boite, tout le monde nous donne vainqueur, puis retournement des rumeurs, on serait deuxième.

Je bois et danse sur un podium. (J'ai fait beaucoup de progrès dans la pétassattitude en deux ans. Faut pas croire!)

Les résultats; on est deuxième, plutot déçue. (Bon j'avoue carrément déçue)

Il n'y a que ma coloc' contente du résultat: "Ils ont mérité leur victoire". Même pas pour rire...

Ma mauvaise foi légendaire reprends le dessus... 

Même pas envie de trouver un mec jetable... (Libido à zéro pour cause de deuxième place...)

Et puis on repart, épuisement général dans le bus, seule une équipe championne trouve encore la force d'hurler.

Je m'endors et me réveille dans le vrai monde. Celui des gens qui vont au travail en ce lundi matin. Aterrissage difficile...

Je prends une douche et m'effondre sous ma couette... 

Game Over. A dans deux ans...

 

Bilan du week end

Des nouveaux potes (jamais perdu ça)

Un nouveau record de canettes bues (38 je n'ose pas calculer combien ça fait en litres)

Une extinction de voix

Un petit gout d'amertume

Une mauvaise foi à déplacer des montagnes

Une grande gueule jamais à court

Des potes en moins

Desillusion de plus... 

 

04.04.2008

CNT un syndicat qui boit

Quelques raisons de rentrer à la maison: (on met le week end entre parenthèses mais je vous promets que vous aurez ma rencontre lilloise)

  • Chez la Madre c'est comme chez toi avec à manger dans le frigo
  • Les potos sont toujours la pour faire la fête
  • Les gens ont une véritable culture de l'alcool
  • Le réseau de bus est si performant que le chauffeur sait ou tu t'arrète et te dit de sortir
  • Ca n'effraie personne que tu te promène avec écrit "j'aime la bite" sur le front surbourré à la gare à 6 h du matin
  • La section locale de la CNT est vraiment sympa
  • Les gens connaissent les amis de ta femme
  • Tu peux demander la petite soeur au bar et il comprend le patron
  • Tu connais le patron de tous les bars
  • Tu peux fumer des pétards dans le bar une fois qu'il est fermé
  • C'est le patron qui te sert
  • Tu te sens tellement bien que tu provoques le chef de la CNT locale
  • Et il est tellement bourré qu'il rit
  • Ta Madre te met au lit
  • Tu peux te refaire toute la collection de DVD familiale
  • Tu peux chanter toutes les chansons anar' que tu connais
  • Tu as une nouvelle manifestation tous les jours
  • Il y a toujours un concert punk le vendredi une rave le samedi et un after alcoolisé le dimanche
  • La beuh est bonne
  • Tes potes sont des Rouges
  • Anarchie vaincra...


Ca donne le moral d'être chez soi...

Louise 



 

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