24.04.2008
Mais que fait-elle?
Mes notes se font plus rares en ce moment, tentative d'explication rationnelle entre mythes et réalité:
-Elle a un mec ça lui prend du temps: en effet le temps que je passe à envoyer des textos niais est inversement proportionel au temps que je passe à écrire des notes mélancoliques... En effet, transposons cette belle phrase au 2.0: Si les peuples heureux n'ont pas d'histoire, les gens heureux n'ont pas de blog... (En effet quel intéret d'étaler son bonheur cruement sur un blog, voila qui dégouterait le lectorat et serait très peu porteur...)
- Elle a des partiels: en effet, je suis en examen et ça me prend un peu de temps pour bachoter. (Si peu, si peu), et tant qu'on y est, mes épreuves nombreuses, variées, sensationnelles et géniales se passent plutot bien. Je recrache un cours rapidement appris la veille, tente des effets de style et attends encore le calendrier définitif des épreuves...
-Elle a la flemme: en effet, je suis une grosse feignasse de merde. Parfois j'ai la flemme d'aller aux toilettes alors maintenir mon merveilleux blog de merde à jour... bof bof. Mais comme vous le voyez, l'amour que je vous porte va au delà et je vous écris une note bien tardive (on ne renie pas ses débuts dans la blogosphère)
- Elle a peur de toutes ces nouvelles visites qui ne disent pas leurs noms: en effet, plein de nouveaux visiteurs passent et repassent par ici, sans pour autant dévoiler une part d'eux qui me permettrait de les classer dans la catégorie inconnu sans danger qui ne viendra pas me parler de mon merveilleux blog à huit heure du matin...
- Elle n'a rien à dire: en effet, ma vie trépidante entre facebook et msn, entre mon bar et mon école ne remplit plus une note complète. (Je pourrais vous communiquer mon humeur niaise mais je ne vous ferais pas cet affront, ne soyons pas vulgaires entre gens de bonne compagnie). Effectivement, il ne se passe pas grand chose en ce moment, l'administration de mon école ayant une facheuse tendance à m'enfermer plusieurs heures par jour dans une salle avec une vieille qui tente d'apercevoir à l'aide de sa deuxième paire de neunoeils si je triche. Et bien non Louise ne triche pas, donc la tentative est vaine. Rien que d'imaginer son haleine m'empêche de tricher, la vie est vraiment bien faite)
Voila en quelques mots, comment écrire une note sur le néant d'une vie.
Sur ce messieurs-dames bonsoir et à bientot
Louise
01:44 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.04.2008
Entre Ciment et Belle Etoile
Bienvenue aux silencieux qui lisent...
Après analyse pointue de mes stats... il y a une majorité silencieuse qui lit...
Rentrée au bercail, il y a du soleil, des tongs et des t shirts...
Il y a mes potes (les pas bizarres, ceux qui me parlent de leur stages et pas des bagarres contre les fa...).
Quelqu'un a essayé de craquer ce blog en devinant mon mot de passe... C'est assez lache, et je n'ai pas pu me logger pendant 24h... (Pas très malin, j'avoue... J'espère que tu n'es pas fier de toi, laisse moi mon petit espace de liberté, laisse moi ma vie, laisse moi... Cache toi derrière ton écran ou vient me voir en face que je te crache mon mépris en face, vient que je te mette ta fessée, viens que je te crache dessus, viens me montrer ta face, prends ton courage à deux mains, sonne chez moi et on ira faire un tour... Mais j'imagine que tu restera anonyme... )
En pleine révision de partiels. Je sais que je vais les rater... L'usurpation a assez durée... Mais je ne m'inquiète plus.
Je suis assez anxieuse comme fille même si ça ne se voit pas... (J'ai l'air d'une jemenfoutiste accomplie) mais l'eczema me trahit...
Je ne sais pas vraiment de quoi j'aimerai vous parler...
En fait j'ai grandi pendant cette semaine. J'ai réussi à faire le lien entre mes deux mondes, celui d'aujourd'hui et celui d'avant. J'ai réussi à ne pas me cacher, j'ai dit la vérité, j'ai dit la bas que je faisais une grande école et je l'ai défendue bec et ongle et ici j'ai dit que mes potes étaient géniaux...
Nous les enfants du sytème élevés dans la violence, entre l'amour et la haine, entre le pardon et la rancoeur, entre le système et la vie...
Nous écorchés encore par une adolescence en marge...
Les mains déjà habituées à la merde... Face aux autres...
Nous les enfants abandonnés... Enfants de la Lune, Enfants de la Nuit et Petite Soeur de Minuit...
Hurlant à la Lune, les yeux levés vers le ciel et les pieds sur le pavé froid...
Enfants rejetés, crachant sur tout ça...
Il y a une redemption...
Nous les enfants de la Lune... Elle seule nous a vu grandir, a vu nos espoirs grandir, notre lutte quotidienne...
Et puis soudain le repos... Comme la fin d'un combat...
Encore beaucoup de bleus maladroitement cachés derrière l'insolence et la désinvolture...
Les dents qui se serrent encore plus fort que les poings devant la mort...
Entendre les autres parler de ta vie, de tes parents, de ton milieu social froidement... Annnoncer des réformes comme s'il n'y avait pas de gens derrière...
Quand j'étais en Prépa, mon Prof d'histoire m'a dit: "Vous il ne vous reste plus que la République, parce que la République c'est ce qu'il reste à ceux qui n'ont plus rien..."
Il me reste mon identité, mon histoire, ma vie et la Nuit...
Beaucoup de combats en perspective mais aussi la paix au bout de tout ça...
J'ai retrouvé l'espoir que peut-être tout cela serve à quelque chose...
Louise
21:02 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.04.2008
Lui (ou comment ne pas transformer son blog en skyblog...)
Début de semaine, entre sourires complices et caresses...
Entre questions et certitudes...
Entre tendresse et volupté...
Un choc aussi, un décès douloureux d'une personne pleine d'humanité... Un peu en deuil... Je l'aimais bien ce type... Je suis désolée pour sa famille...
Je l'imagine souvent et son image me traverse l'esprit... Ce n'est pas morbide, c'est un peu comme pour P., imaginer pour ne pas oublier...
On se croisait deux petites heures par semaines. Deux petites heures le lundi matin...
Et puis le manque de pudeur de certains... Moche...
Ma petite soeur au téléphone:
Elle a dit que tu avais dragué tous ses potes toute la semaine et le samedi tu l'avais dragué lui et que tu avais COUCHE avec. (Elle insiste bien sur le mot couché)
J'hallucine, elle craque...
Elle est jalouse parce que tu es plus jolie...
Ouais, elle doit avoir peur que je lui prenne son pote.
Elle a appelé tout le monde pour leur dire et elle a rit quand elle a annoncé ton age puis le sien...
... (Je sens juste la rage monter... Un peu d'intimité ne serait pas superflue...)
Enfin tu sais moi je te soutiens...
Merci...
Lui au téléphone:
J'ai vu L.
Il a dit quoi?
Rien, je ne peux pas te dire...
Allez! C'est méchant?
Non, il a été très gentil...
Ben alors?
Il t'a comparé avec ta soeur...
Ca sent la crise familiale. Ma soeur est une personne qui s'est désintéressée de moi lorque je suis partie et encore plus avec mon engagement dans le mouvement tek. J'étais son mouton noir...
Puis elle s'est rendue compte que j'avais grandi et puis elle m'a invité voir ses potes...
Et puis elle a vu que j'étais appréciée...
Alors elle a essayé de me taper l'affiche...
Maintenant, l'intrigue du drame est noué. Deux soeurs, un peu de jalousie et de sexe, d'alcool, de non-dits, de tabous...
Ma grande soeur:
Ma grande soeur aurait pu être quelqu'un de bien... Je crois que ça a dérapé lorsque j'ai commencé à fumer des clopes en douce avec son ex quand j'avais 13 ans... Après on a pris des ptites-pillules-rose ensemble... Elle m'avais donné ce qu'il me manquait: un frère...
La seule chose que l'on avait en commun était ce garçon... Ce faux frère.
Je lui en ait voulu quand ils se sont séparés...
J'ai fait ma vie, en marge, construisant une adolescence chaotique, blessée, vulnérable mais pleine de certitudes. Et elle me voit aujourd'hui comme une rivale, comme celle qui a trahi.
Elle n'a pas compris que je suis devenue (presque) une femme, quelqu'un libre de ses actes, de son corps...
Pas une petite pute... Mais tenter de dévaloriser Lui et cette petite histoire sans queue ni tête... C'est moche, c'est laid et c'est vraiment pathétique de la part d'une soeur...
Mais le drame se noue... Il ne reste plus qu'à le jouer... (Ma soeur n'a pas lu ses classiques, sinon elle se méfirait un peu plus de ce genre de choses...)
Louise
02:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


