13.04.2008

A force de ne pas chercher... On trouve!

Tout d'abord une petite pensée pour Parr1... (Je ne sais pas mais j'imagine...)

Après un message à Parr1: assieds toi mon Coco... Une note qui décoiffe... :p (Mieux que plus belle la Vie)

Je pars à l'anniversaire de la Frangine... (Elle a fêté deux fois son 25ème anniversaire)

Soirée qui commence sur un Bizkit (un jeu de dés à boire... qui m'épargne relativement...). Il est 21 heures et je sens déjà mes 15 canettes de bière me monter au cerveau. (Avec trois potes on a défoncé 2 packs...)

Bon je calme le jeu en mode marathon... Il va falloir encore une fois vaincre le coté obscur de la picole pour arriver sans vomir à la fin de soirée...(Fini le vomi au munster) 

Comme d'hab j'ai fait nimp': j'ai filé environ 204 claques (je suis trop forte en concours de claque, je joue contre des punks...), je danse devant la chaine hifi, je fais un pogo à 2, je me casse lamentablement la gueule, m'ajoute quelques nouveaux bleus, (j'en ai une vingtaine, déguisée en femme battue), j'ai bu beaucoup d'alcool et de punch à la mirabelle (recette familiale avec bouilleur de crus artisanaux, merci Papi, après qu'ils ne s'étonnent pas de notre gueule de bois au repas du dimanche midi)

Je fais une bataille de shampooing, gel douche, mousse à raser, dentifrice dans l'appart' de ma soeur, j'en ai plein les cheveux... (heureusement je n'ai pas de brushing), le pote de ma soeur qui a activement participé à la bataille me jette sous la douche, je suis trempée, je me fais une crête... (et pour une fois pas avec les mains...). Je gagne le concours d'ouverture de canettes avec les dents...

Et le drame se noue... (Il ne faut rien attendre des punks à chiens)

Je suis à moitié à poil et toute bourrée, je fais la débile en beuglant les sherrifs... 

Et finalement le coté obscur de la picole m'atteint, je m'effondre dans le canap' de ma soeur... m'enroule dans la couette en mode nem qui a trop bu... Je suis juste trop bien... Je sens tout mon corps, j'entends un punk se faire un autoconcert devant la chaine hifi... (Je n'avais jamais vu ça, le gars sautait comme s'il était en concert, tout seul les autres étaient allés se coucher...)

Et puis un pote de ma soeur se couche avec moi,et puis on se fait des bisous et puis on fait l'amour (on réveille la punk qui dort sur le canap' d'à coté, c'est rock'n roll....).

Remarquez que de façon générale je dis je baise mais cette fois ci on a fait l'amour... (et c'était plutot pas mal... même vraiment très bien...)

 

 

Bref... Avant de vous raconter le réveil et les regards en coin... Je vous explique pourquoi c'est dramatique...

  1. Il est né en 1975 et moi en 1988 soit treize ans de différence. J'ai une théorie, la théorie des 4 ans. Pour moi la limite d'age maximum entre deux personnes pour mener un couple normal c'est 4 ans. Après les gens sont trop différents et ne peuvent pas s'entendre sur le long terme.
  2. C'est un des meilleurs amis de ma soeur.
  3. Je l'aime quand même bien...
  4. Il est gentil, ce n'est du genre à se taper des minettes comme ça.
  5. Je ne suis pas une minette.
  6. Je suis dans une grande école, lui est ouvrier... Ce n'est pas un problème, je sais d'où je sors, mais c'est dur à expliquer la vie d'étudiant en grande école à quelqu'un qui a fait un bac pro...
  7. Je l'aime bien quand même.
  8. Il va avoir 33 ans.
  9. J'ai 20 ans.
  10. Je pars en stage dans quelques mois.
  11. J'habite à 800 km de chez lui.
  12. Je l'aime bien quand même.
  13. Il fait bien l'amour.
  14. ...

"Je ne sais pas ou je vais, mais ça je ne l'ai jamais bien su, et si jamais je le savais je crois bien que je n'irais plus..."

 Il m'a envoyé un message, je repars dans le Sud d'ici peu de temps... Quelques jours... Je vais essayer de le voir... 

Ca me pose problème tout ça...

Le lendemain matin... Regards en coin, je me rends compte des tenants et des aboutisants de ce genre d'histoire...

 

 

Louise (a envie de s'endormir dans ses bras.. et a envie d'une vie plus simple...) 

 

12.04.2008

Un coté pochtronne punk à chiens...

http://www.deezer.com/track/24518 

Que vous raconter à part un resto alsacien, un vomi au munster, une bouteille d'absinthe, des chants de punk, des punks, des rouges, du vin rouge, un beau bordel, un patron de bar patient, un bar qui sent le vomi encore le lendemain, un bar sinistré, encore des chants, du catch avec des anti faf, des bleus, ma soeur qui bade...

Plein de soirées... Parce que dans mon bar on peut y rester jusqu'à 8h et rentrer en taxi (en mode "Ne vomis pas dans le tacos..."), des bouteilles pleines et puis vides et puis d'autrres bouteilles. L'ivresse tous les soirs...

In vino coneritas...

La bite à l'air, le vieux se trimbale dans tout le bar... "Quand je me branle je fais l'amour avec quelqu'un d'intelligent"

Des tatouages partout et un coté punk à chien "N'attends jamais rien d'un punk à chien."

Une soeur en larmes "On a pas un passé facile" et vazy que je me mouche dans ton pull...

Le gout de l'absinthe, la langue qui pique et des mètres de shooters: "Cul sec"

Le monde qui tourne à l'envers avant de devenir noir... Des bribes de paroles me parviennent...

Des vieux keupons... Des jeunes keupons..

De la bagarre un peu... "Attends je vais vomir j'arrive..." 

Pas besoin de faire semblant d'être normale... Se déchirer la tête... 

En oublier l'école, le stage, les trucs qui partent en couille...

Voir la tête désespérée de ma mère quand je rentre à 7h du mat', voir mon frère partir à l'école, se sentir chez soi, avoir des potes...

Debout sur le bar, je beugle un chant, les gens reprennent "Elle a quelque chose qu'on a perdu..."

Faire des fucks mais jamais renier mon école...

"Aujourd'hui il pleut mais demain il fera beau..."

Même si les temps sont durs pour les rêveurs...

Je fume des pétards devant Julien Courbet, regarde des émissions lutte des classes, mange à la banque alimentaire...

"Trace ta route..."

 

 

Louise 

07.04.2008

Skyblog, sexualité et adolescence... (la note du conflit de génération)

 Etre chez ma mère me confronte régulièrement avec quelqu'un de très cher pour moi mais qui m'est plutot inconnu: mon frère.

Mon frère a 15 ans et est en troisième. On ne se connait pas bien parce qu'on a grandi plutot séparés... Bon j'en apprends de nouvelles sur lui tous les jours surtout quand il m'a dépanné un rouleau de feuilles OCB pour mon bédot du soir...

Ce que je sais sur mon frère est qu'il est TRES intelligent, pas dans le sens fort en math mais dans le sens bibliothèque de savoirs...

Il tient un skyblog (que l'opprobe populaire soit jetée sur ma famille...) qui dénote avec le skyblog morderire des jeunes gens du même âge...

 

J'ai lu ce skyblog, j'avais lu des articles mais j'avais mal interprété la phrase. L'article est intitulé "Vu et entendu" et résidait en une seule phrase:  "Tu sais mon trou de balle c'est le mien, alors que je me fasse sodomiser ca veux pas dire que je suis une Pute ok?"

 

Au début j'avais pensé que c'était une des phrases de ses copines mais en fait mon frère est gay.

Je ne suis pas homophobe, je m'en fout que mon frère soit gay, je m'en fout qu'il aime les garçons. J'ai juste peur qu'il aille trop loin et trop jeune...

On a une sale tendance aux expériences extrèmes dans ma famille que ce soit la drogue, la vie sous les ponts et autres.

Je sais ce que c'est de se sentir inadapté, de se sentir étranger, de se sentir différent...  

On est tous désequilibrés dans ma famille, enfin mes soeurs moi et mon frère...

Ma grande soeur est alcoolique, moi je suis toujours sur la corde raide avec la drogue, ma petite soeur est une tordue du travail jusqu'à l'épuisement et mon frère a 15 ans fume des pétards et se fait sodomiser...

Ca me fait flipper...

A l'inverse de la normalité, le besoin de se sentir vivre, la marginalité trop assumée, le besoin de drogue, le "nique ta mère" comme seul slogan et le fuck comme geste récurrent...

"Vis pour rien mais meurt pour la drogue", le besoin de ne rien leur laisser, le besoin de les emmerder toujours et encore, le combat éternel, la mince frontière entre la vie et la marginalité....

Je ne sais pas quoi faire... Je pense que je ne ferai rien car chacun a le droit à sa putain de liberté même si ça passe par la destruction de soi...

Se détruire pour mieux se construire... "A quoi bon se reconstruire quand on est adepte du pire?"

On a tous le droit de vivre notre vie surtout à 15 ans... L'inquiétude, peut-être le manque de confiance en cet être qui apprend la vie...

Faire confiance... Je m'en suis sortie après l'errance et après la drogue...

Il faut juste l'aider à faire ses choix...

Accompagner sans juger... Aimer toujours...

 

Louise